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« 42 genoux en un jour » : des tireurs d’élite israéliens relatent la fusillade des manifestants de Gaza

Plus de 200 Palestiniens ont été tués et près de 8 000 ont été blessés au cours de près de deux ans de manifestations hebdomadaires à la frontière Israël/Gaza. Des tireurs d’élite de l’armée israélienne racontent leur histoire

« 42 genoux en un jour » Des tireurs d’élite israéliens relatent la fusillade des manifestants de Gaza

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Plan Trump : des effets déjà dévastateurs sur le terrain

Il y a un mois, Trump dévoilait devant Netanyahou, ravi de ce cadeau électoral, son plan pour la liquidation du peuple palestinien et de ses droits. Un plan condamné unanimement par toutes les composantes politiques et par la société palestinienne, par la Ligue arabe, par l’organisation de la Conférence islamique, et qui a fait l’objet de déclarations encore bien trop timides des États européens.

Un moment tenté de prononcer immédiatement l’annexion à Israël des colonies et de la Vallée du Jourdain, Netanyahou se serait rangé aux demandes des États-Unis d’attendre les élections du 2 mars.

Mais dans les faits, dès l’annonce du plan Trump, sa mise en œuvre a immédiatement démarré sur le terrain avec des effets dévastateurs. Des centaines d’hectares de terres agricoles palestiniennes ont été ravagés par l’armée israélienne pour permettre l’accélération des travaux de construction des routes réservées aux colons. Dans la vallée du Jourdain – destinée à l’annexion – des colons totalement décomplexés imposent leur loi à une population sans défense. Des maisons ont été détruites ainsi que des structures d’irrigation, des écoles. Les villes palestiniennes de Cisjordanie sont investies chaque jour par l’armée israélienne qui n’hésite pas, comme elle l’a fait à Jénine, à tirer mortellement y compris sur un policier palestinien à l’intérieur de son commissariat. Les jeunes sont la cible d’un harcèlement systématique, des femmes quel que soit leur âge sont interpellées, des enfants y compris très jeunes sont blessés ou arrêtés dans des conditions totalement révoltantes.

Des images qui – alors qu’elles ont fait la une en Israël – n’ont pas ému les grands médias européens montrent le nouvel usage que l’armée israélienne fait du bulldozer. Comme à Kafr Qadoum, village résistant de Cisjordanie, où l’on a vu un bulldozer fonçant dans les rues du village, projeter des blocs de rocher sur les personnes présentes, y compris des enfants. Un bulldozer toujours, dans un autre village, pour rapporter le cadavre d’un Palestinien qu’elle avait tué 10 jours plus tôt. Et c’est encore avec un bulldozer que cette armée, qui s’autoproclame l’armée la plus éthique du monde, est venue – comme on se débarrasse de la carcasse d’un animal – s’emparer d’un jeune combattant palestinien de Gaza qui gisait à terre : des faits insupportables et dénués de toute humanité.

Tout cela dans le silence assourdissant d’une communauté internationale qui feint de l’ignorer, à l’exception des condamnations de routine à la suite de l’annonce de milliers de nouvelles constructions destinées à ancrer sur le terrain l’annexion des colonies.

Est-ce que ce sont les liens entre l’armée française et l’armée israélienne, qui ont manœuvré ensemble du 10 au 11 février 2020, qui rend notre gouvernement si frileux ? Combien de temps la France va-t-elle encore collaborer avec une armée qui chaque jour fait preuve de plus de barbarie à l’encontre des Palestiniens ?

Le temps n’est plus à l’attentisme. Cinquante anciens ministres des Affaires étrangères des États de l’Union européenne viennent d’écrire à leurs homologues en exercice pour leur demander d’agir.

L’Association France Palestine solidarité en appelle solennellement au président de la République : « Nous sommes dans une situation nouvelle qui appelle des actes ; la France, avec les États européens qui en ont la volonté, doit prendre des initiatives ; elle doit cesser immédiatement toute coopération militaire avec Israël, et mettre sur la table du Conseil européen la suspension de l’accord d’association de l’Union européenne avec Israël en cas de mise en œuvre du plan d’annexion » a déclaré son président Bertrand Heilbronn.

Le Bureau national de l’AFPS, 28 février 2020

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Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte !

Afin de réagir au scandaleux plan Trump et à la position de la France, signez et partager par tous les moyens possibles (email, facebook, twitter…) la pétition « Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte ! » : http://chng.it/p2LkVztq8z

Texte de la pétition

Nous ne laisserons pas la Palestine disparaitre de la carte !

Trump vient de rendre public son « plan » qui soutient l’annexion par Israël de Jérusalem-Est, du Golan, de la vallée du Jourdain et de toutes les colonies israéliennes en Palestine occupée. Tout ceci est absolument contraire aux résolutions de l’ONU !

En saluant cette initiative, le gouvernement français se déshonore.

La France doit se rappeler qu’elle est la patrie des droits de l’Homme et cesser immédiatement de se rendre complice des violations du droit par Trump et Netanyahou.

La France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, doit prendre des initiatives pour la mise en oeuvre des droits du peuple palestinien et non être complice du plan qui entend les enterrer.

>> Lire le communiqué de l’AFPS

>> Lire la position de la France

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« L’avenir de la Palestine est menacè » Initiative de la Ligue des Droits de l’homme de Bernay/Pont-Audemer

L’AFPS de Rouen participera à l’initiative de la Ligue des Droits de l’Homme de Bernay-Pont-Audemer organisée le 25 Janvier à partir de 14H30 à la Salle d’Armes de Pont-Audemer, place du Général De Gaulle

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Lettre à Mme Fatou Bensouda : ouvrez l’enquête de la CPI sur la Palestine

A l’appel de l’organisation néerlandaise Rightsforum, plus de 200 organisations dont l’AFPS ont signé une lettre à Mme Fatou Bensouda, procureure de la Cour Pénale Internationale, pour qu’après 5 ans d’enquête préliminaire, elle ouvre sans délai une enquête officielle et à grande échelle sur la situation en Palestine. Cette lettre lui a été remise le 10 décembre, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme.

Cour pénale internationale
A l’attention de Mme Fatou Bensouda, procureure en chef

Oude Waalsdorperweg 10
La Haye
Pays-Bas

Amsterdam, le 10 décembre 2019

Chère Mme Bensouda,

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, les signataires de cette lettre vous demandent d’ouvrir sans plus tarder une enquête officielle et approfondie sur la « situation en Palestine ».

Depuis janvier 2015, la Cour pénale internationale (CPI) mène une enquête préliminaire sur la « situation en Palestine », axée sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis dans les Territoires palestiniens occupés. Malheureusement, près de cinq ans après le début de l’enquête, vous n’êtes toujours pas parvenu à une conclusion. Ce retard est inexplicable.

C’est aussi irresponsable. Alors que l’enquête préliminaire traîne en longueur, les crimes continuent. La colonisation israélienne des territoires occupés – un crime de guerre en vertu du Statut de Rome – s’accompagne d’une violation systémique et d’une violation des droits humains de millions de Palestiniens. L’occupation israélienne continue de tuer des Palestiniens.

En ce qui concerne Gaza, vous avez vous-même déclaré que les violences israéliennes contre les civils palestiniens pouvaient constituer des crimes de guerre, comme cela pourrait être le cas pour les activités violentes des groupes palestiniens. Néanmoins, nous assistons encore chaque semaine à la mort ou aux blessures de civils palestiniens.

L’absence d’enquête officielle, c’est clair, a alimenté la culture de l’impunité qui existe déjà. Mais elle affecte également l’intégrité et la crédibilité de la CPI, et donc la confiance du public dans un ordre juridique qui fonctionne.

Au cours des dernières années, plusieurs vous ont demandé de finaliser l’enquête préliminaire. Parmi eux, des organisations de défense des droits de l’Homme, une large délégation civile palestinienne et le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad Malki. En septembre 2018, 25 organisations internationales vous ont exhorté à agir. Vous n’avez pas répondu.

C’est pourquoi nous réitérons leur appel aujourd’hui, à l’occasion de la Journée des droits de l’Homme : Mme Bensouda, ouvrez sans plus tarder une enquête officielle et approfondie sur la « situation en Palestine ».

Au nom des organisations signataires,

Sincèrement vôtre,

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ACTION URGENTE – Interpellez vos député·e·s pour protéger votre liberté d’expression

Le 3 décembre prochain sera présenté à l’approbation des membres de l’Assemblée Nationale une résolution dont l’objectif final est, sous couvert d’antisémitisme; de faire taire ceux qui s’opposent à la politique d’Israël et défendent les droits nationaux des palestiniens.

Nous vous proposons donc de vous adresser à votre député pour manifester votre opposition à ce projet de résolution qui porte atteinte au principe fondamental de la liberté d’expression en vous rendant sur le site de la Plate-forme des ONG pour la Palestine  :

https://plateforme-palestine.org/ACTION-URGENTE-Interpellez-vos-depute-e-s-pour-proteger-votre-liberte-d

Déclaration de Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS

Il est temps de renoncer à la résolution Maillard

Ensemble contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme, refusons toute manipulation.

Après 6 mois de report, une proposition de résolution « pour lutter contre l’antisémitisme » a été mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour le 3 décembre prochain. Peu différente de celle qui avait déjà été reportée le 29 mai, cette nouvelle « proposition de résolution Maillard » a recueilli un accueil plus que mitigé, y compris dans les rangs de la majorité. Les médias s’en sont fait l’écho.

Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que les députés se sont correctement informés de la nature de ce qu’on leur propose ? Comment accepter en effet qu’un sujet qui devrait rassembler, – la lutte contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme -, soit manipulé et transformé en sujet de division, pour assurer l’impunité de l’État d’Israël et tenter de faire taire les critiques qui lui sont adressées ? Si la résolution fait autant polémique, c’est en effet parce qu’elle n’est pas ce qu’elle prétend être. La Plateforme des ONG pour la Palestine, forte de ses 39 organisations, en a assuré le décryptage dans une brochure qui a été envoyée à tous les députés.

S’il faut lutter de manière résolue contre l’antisémitisme comme contre toute autre forme de racisme, les voies proposées par la résolution sont pour le moins contestables. En contradiction avec les études publiées sur le sujet, elle fait d’abord de l’antisionisme la cause principale de l’accroissement des signalements d’actes antisémites et une « expression moderne de l’antisémitisme ». C’est oublier un peu vite que l’antisionisme est une opinion politique, longtemps majoritaire dans les communautés juives européennes. Si le terme de « sioniste » peut parfois masquer des expressions antisémites, les tribunaux savent l’apprécier sur la base des lois existantes, et il est objectivement impossible d’aller plus loin sauf à vouloir contrôler les pensées de chaque citoyen !

C’est là qu’intervient la « définition IHRA de l’antisémitisme », dont l’adoption est au cœur de la « résolution Maillard », ainsi que les exemples associés à cette définition, qui ont pour unique objet de faire planer le soupçon d’antisémitisme contre toute critique de l’État d’Israël et de sa politique, alors que celle-ci est largement condamnée par la communauté internationale.

Ces « exemples » n’ont jamais été adoptés par les organismes internationaux, qui en ont très vite compris les dangers. L’assemblée plénière de l’Alliance internationale pour la Mémoire de l’Holocauste, qui a dû adopter cette « définition » en mai 2016, a cependant pris soin d’en exclure les exemples, seulement présentés « à titre d’illustration » et « pouvant aider l’IHRA dans son travail ». La déclaration du Conseil de l’Union européenne du 6 décembre 2018, élaborée sous une pression constante de Benyamin Netanyahou, n’a été adoptée qu’en retirant toute référence aux exemples, comme l’a rappelé officiellement le représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne le 19 décembre 2018.

Nos députés se retrouvent donc avec entre les mains un objet tendancieux et franchement dangereux, promu par les lobbys de l’extrême-droite israélienne, avec des « exemples » problématiques censés faire l’éducation de nos professeurs, de nos magistrats et de nos policiers ! Partout où elle a été adoptée, notamment au Royaume-Uni en décembre 2016, cette « définition IHRA » a été utilisée conformément à sa finalité : non pas pour combattre l’antisémitisme, mais pour intimider et tenter de faire taire toute expression ou action critique vis-à-vis de l’État d’Israël et de sa politique : annulation de débats dans des universités, pressions sur des professeurs d’université et sur des responsables politiques, annulation d’événements comme en août dernier pour un rallye cycliste caritatif dans une commune du Grand Londres.

Devant la décision récente de la Cour de Justice de l’Union européenne, confirmant l’obligation d’un étiquetage conforme des produits issus des colonies israéliennes, les masques tombent : le gouvernement israélien qualifie cette mesure d’antisémite et discriminatoire, et son porte-parole évoque à ce sujet la définition de l’IHRA, alors que Donald Trump affirme que la colonisation de la Cisjordanie n’est pas illégale. Est-ce vraiment l’intention de l’Assemblée nationale d’adresser au gouvernement israélien un nouveau signal d’impunité dans de telles circonstances ?

C’est ici et maintenant qu’il faut marquer un coup d’arrêt. Ici, parce que la France a une longue tradition de lutte inclusive contre toutes les formes de racisme, portée par de grandes associations de la société civile et un organisme consultatif de l’État, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, qui a marqué son opposition constante à l’adoption de cette définition. Ici, aussi, parce que nos député.e.s sauront exercer librement leur mandat, en refusant les injonctions, les pressions ou les propos injurieux.

Maintenant, parce qu’il serait irresponsable de diviser la France sur une cause nationale, en y mêlant les intérêts particuliers d’un État tiers dont les pratiques contraires aux droits humains sont largement condamnées. Il ne devrait pas être question d’instrumentaliser un sujet aussi important que la lutte contre l’antisémitisme pour accorder un supplément d’impunité à l’État d’Israël, qui s’apprête à pousser une loi d’annexion de la Vallée du Jourdain. Ce n’est pas le moment non plus de se lancer dans une concurrence victimaire entre les différentes formes de racisme, qui toutes, doivent être condamnées dans un même élan républicain.

Il est temps, il est grand temps d’abandonner la « proposition de résolution Maillard » et d’arrêter de diviser la France au profit de l’impunité d’un État tiers. Il est temps au contraire de mobiliser notre pays au service des valeurs largement partagées que sont l’égalité, la liberté, la justice, et le refus absolu du racisme sous toutes ses formes.

Paris, le 22 novembre 2019

Bertrand HEILBRONN, Président de l’A.F.P.S.

 

 

 

 

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SOIREE-RENCONTRE AVEC UN REALISATEUR PALESTINIEN DE GAZA

Le mercredi 20 Novembre à 20 H 00, à la Maison des Associations,22 bis rue Dumont D’Urville Rouen droite
Soirée-rencontre avec Iyad Alastall
Jeune réalisateur palestinien de Khan Younes dans le territoire de Gaza. Créateur d’un web site d’information «Gaza stories »,  projet multimédia palestinien, en français et en anglais, qui veut montrer au reste du monde la résilience des Palestiniens de Gaza et comment ils arrivent à vivre au quotidien

Les vidéos  de «Gaza stories» sont autant d’ « instantanés » inattendus dans une bande de Gaza surpeuplée, polluée, assoiffée… où deux millions de personnes sont enfermées depuis 13 ans dans une prison où même le ciel est  contrôlé par Tsahal. Gaza qui manque de tout mais où les gens continuent à vivre, à travailler, à s’éduquer, à donner de la joie aux enfants, à pratiquer du sport, faire de la  sculpture, de la peinture…

Iyad Alastall est également l’auteur de « Razan, une trace du papillon », documentaire consacré à Razan Al-Najjar, jeune infirmière palestinienne de 21 ans, qui a été tuée le 1er juin 2018, lors de la Grande marche du retour, sur la bordure orientale de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza alors qu’elle travaillait comme secouriste.

Les principales réalisations vidéos d’Iyad seront projetées pendant cette soirée  qui se terminera  autour d’un buffet préparé par l ‘AFPS de Rouen .
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