Pétition / Dépeçage de la Palestine : arrêter Netanyahou ! #StopAnnexion

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Un gouvernement dit « d’union et d’urgence » a été mis en place en Israël.

Pendant les 6 premiers mois censés être consacrés à l’urgence sanitaire, une seule décision politique est prévue : l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes en Palestine occupée.

Cette mise en application du plan Trump – déjà à l’œuvre sur le terrain – est du vol en bande organisée : c’est une violation totale du Droit international et cela appelle des réactions fortes et immédiates de la communauté internationale.

Monsieur le Président de la République, je refuse ce déni du droit et je ne veux pas vivre dans un monde régi par la loi de la jungle.

Je vous demande de passer aux actes :

  • vous devez reconnaitre immédiatement l’État de Palestine et interdire les produits des colonies israéliennes sur le territoire français
  • vous devez reconsidérer les coopérations de la France avec Israël tant qu’Israël foulera aux pieds le Droit international
  • vous devez demander à l’Union européenne de suspendre son accord d’association avec Israël

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Historique. La Palestine autorisée à poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Au soir de la Journée de la terre, le 30 mars, à Ramallah © Abbas Momani/AFP

Au soir de la Journée de la terre, le 30 mars, à Ramallah © Abbas Momani/AFP
Dimanche, 3 Mai, 2020

Historique. La Palestine autorisée à poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité

La procureure de la Cour pénale internationale estime qu’une enquête peut être ouverte sur des crimes présumés commis dans les territoires palestiniens occupés.

Ce 30 avril restera sans doute dans les annales historiques des Palestiniens. Ce jour-là, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, expliquait officiellement dans un document de 60 pages qu’elle était convaincue « qu’il existe un fondement raisonnable pour ouvrir une enquête dans la situation en Palestine en vertu de l’article 53-1 du Statut de Rome, et que la portée de la compétence territoriale de la Cour comprend la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et Gaza (“Territoire palestinien occupé”) ». En clair, la Palestine peut saisir la cour de La Haye afin de poursuivre Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Il appartient maintenant à une chambre préliminaire, composée de trois juges, de se prononcer sur la question. En tout état de cause, au vu du déroulé de ce dossier, il est fort probable qu’ils suivront l’avis de la procureure. « C’est un pas considérable, car les réponses aux questions de savoir si la Palestine (qui a pourtant ratifié le Statut de Rome) était considérée comme un État pour la CPI et qu’est-ce que recouvrent les Territoires palestiniens, ont été étayées », se félicite M e Gilles Devers, partie prenante pour les victimes palestiniennes.

Confronter Israël à ses pratiques coloniales

Lorsque, le 1 er janvier 2015, le gouvernement palestinien dépose une déclaration en vertu de l’article 12-3 du Statut de Rome, reconnaissant la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes présumés commis « sur le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, le 13 juin 2014 », un processus est déclenché, dépassant évidemment la simple question juridique. Pour la première fois, les Palestiniens veulent se donner les moyens de confronter Israël à ses pratiques coloniales. La procureure de la CPI se devait donc de procéder à un examen préliminaire, notamment pour déterminer si la Cour était compétente sur les faits. Ce qui était reconnu presque cinq plus tard. Le 20 décembre 2019, Fatou Bensouda annonçait que tous les critères permettant l’ouverture d’une enquête étaient remplis, mais, « compte tenu des questions juridiques et factuelles liées à cette situation », demandait à la chambre préliminaire de se prononcer sur la compétence territoriale de la CPI.

Les États-Unis s’opposent à la Cour pénale internationale

Dès le mois de décembre, Israël est monté au créneau. « Ce que la CPI a fait, c’est du pur antisémitisme et nous ne fléchirons pas », annonçait Benyamin Netanyahou, n’hésitant pas à faire croire que la Cour pénale internationale « affirme que les juifs n’ont pas le droit de s’installer dans le foyer national juif. Ils disent que les juifs n’ont pas le droit de vivre sur la terre des juifs, sur la terre d’Israël. Eh bien, nous répondons : honte à vous ! ». Parallèlement, six pays (Allemagne, Autriche, Brésil, République tchèque, Hongrie et Ouganda) rejoignaient les États-Unis pour faire valoir que la CPI n’avait pas le pouvoir de poursuivre Israël. L’an dernier, Washington avait menacé la CPI, coupable de vouloir incriminer des ressortissants américains.

Netanyahou et Gantz pourraient être poursuivis 

« La position de la procureure correspond à une position anti-israélienne typique, influencée par l’Organisation de la coopération Islamique et le mouvement BDS » (Boycott, désinvestissement et sanctions) », s’est étranglé le ministre israélien des Infrastructures nationales, Yuval Steinitz, pour qui Fatou Bensouda « a reformulé les règles du droit international, inventant un État palestinien, alors que le processus de paix israélo-palestinien n’est pas encore terminé » (sic). Son inquiétude est autre : en cas d’ouverture d’enquête de la CPI, Benyamin Netanyahou et Benny Gantz, qui entendent se partager le gâteau du pouvoir, pourraient tous les deux être poursuivis pour leurs rôles respectifs dans les faits dénoncés.

Israël a vu tous ses arguments s’effondrer

Malgré ses soutiens juridiques impressionnants (les ténors des barreaux israéliens et même une équipe de juristes conduite par Robert Badinter), Israël a vu tous ses arguments s’effondrer. L’un d’entre eux, et non des moindres, visait à démontrer que les questions palestiniennes ne relèvent pas du droit international, mais du droit israélien, ce qui reviendrait à considérer que toute la Palestine historique serait sous la juridiction d’Israël. Non, ce n’est pas vrai, vient de déclarer la procureure de la Cour pénale internationale

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Accord de gouvernement en Israël : derrière le Covid-19, l’annexion et l’apartheid

Accord de gouvernement en Israël : derrière le Covid-19, l’annexion et l’apartheid

L’accord de gouvernement scellé le 20 avril entre les deux rivaux d’hier, Benyamin Netanyahou et Benny Gantz, sous prétexte d’union nationale contre le Covid-19, va plus loin que les trahisons et reniements dont la politique israélienne nous donne régulièrement le spectacle, et dont Benny Gantz est le dernier et pitoyable acteur.

Cet accord prévoit en effet que les seules lois qui seront votées dans les six premiers mois de ce gouvernement ne concerneront que la lutte contre le Covid-19… à une seule exception près : l’annexion par Israël de la Vallée du Jourdain et du territoire des colonies israéliennes en Palestine occupée, qui pourra être présentée à la Knesset (le parlement israélien) à partir du 1er juillet. Si l’on y ajoute le renoncement par Benny Gantz à toute modification de la loi d’apartheid dite « loi État nation du peuple juif », tous les masques sont maintenant tombés.

Quant à la priorité affichée par Israël pour la lutte contre l’épidémie de Covid-19, il faut souligner le manque de moyens alloués à la population des Palestiniens d’Israël, les entraves délibérées des forces israéliennes à l’action des services de santé palestiniens notamment à Jérusalem Est et les exactions des colons qui attaquent la population et cherchent, de manière monstrueuse, à lui transmettre l’épidémie.

En pleine crise mondiale du Covid-19, et alors que de nombreuses voix appellent partout dans le monde aux valeurs de justice, de solidarité, et de paix, l’État d’Israël et la plus grande partie de sa classe politique ont fait le choix inverse : la mise en œuvre de leur projet de conquête territoriale au détriment du peuple palestinien et la perpétuation d’un régime d’apartheid, y compris sur le plan sanitaire.

Même si le projet d’annexion est dans le droit fil du « plan Trump », ce sont des décennies de lâcheté et de renoncement de l’ensemble de la « communauté internationale » qui ont amené à cette situation. Le danger est imminent pour le peuple palestinien, pour ce qui restait encore des perspectives de paix, pour les principes mêmes du droit international, celui qui nous protège de la loi du plus fort, celui qui évite que nous tombions dans la loi de la jungle. Ce sont aussi nos valeurs fondamentales qui sont en jeu.

L’Association France Palestine Solidarité appelle toutes les personnes de conscience à se mobiliser contre les projets iniques du futur gouvernement israélien, et prendra des initiatives dans ce sens avec ses partenaires. Elle appelle le président de la République, le gouvernement français, les institutions et dirigeants européens, à condamner de manière claire le « plan Trump » et à prendre des mesures concrètes contre le gouvernement israélien tant qu’il n’aura pas renoncé à ses projets d’annexion.

Le Bureau national de l’AFPS, 21 avril 2020

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En direct de Palestine

C’est peu dire que la situation en Palestine est tendue. C’est peu dire aussi que ce qui s’y déroule est passé sous silence par la quasi-totalité des grands media.

Rien n’arrête le régime d’apartheid israélien mais le monde regarde ailleurs.

Vous trouverez dans cette rubrique des informations brutes qui permettront à chacune et chacun de se faire une idée d’un quotidien totalement occulté. Autant d’éclairage pour alimenter notre combat pour la reconnaissance des droits des Palestiniens et pour l’égalité des droits.

http://www.france-palestine.org/-En-direct-de-Palestine-

 

 

 

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Coronavirus : la Palestine, confinée, subit de plein fouet les exactions de l’occupation israélienne

Partout dans le monde les populations, les unes après les autres, vivent le confinement pour lutter contre la pandémie. Tous confrontés au même problème, nous ne sommes pas tous dans les mêmes conditions pour y faire face.

On aurait pu imaginer que la « start-up nation », obsédée par sa propre sécurité, consacre toute son énergie à assurer la sécurité sanitaire des populations qu’elle « administre ». Au lieu de cela, depuis deux semaines, entre la protection des populations et l’application du plan Trump, Israël a choisi : destruction de maisons pour « punir » des familles ou pour prolonger le mur au sud de Jérusalem, construction de nouvelles routes interdites aux Palestiniens pour relier les colonies, arrestations et meurtres d’enfants, incursions toutes les nuits dans les quartiers populaires de Jérusalem…

Plus de limites à l’imagination de cette armée qui ose encore se prétendre la plus éthique du monde : arrêter des volontaires qui désinfectent les rues d’un quartier de Jérusalem abandonné par les services de la ville, quoi de plus normal. Les jeter sans ménagement dans des véhicules en leur hurlant dessus, c’est une conception particulière de la distanciation sociale. Interdire l’accès à l’Esplanade des mosquées pour les musulmans par mesure sanitaire alors que les colons sont toujours accompagnés par l’armée pour y parader : quelle logique si ce n’est d’affirmer la domination d’un peuple sur un autre, et de rappeler aux Palestiniens qu’ils vivent sous un régime d’apartheid ?

Depuis hier, la Cisjordanie est isolée du monde « par mesure sanitaire ». Tous les points de contrôle ont été fermés, isolant complétement du monde des lieux comme le camp de réfugiés de Shuafat où vivent 20 000 personnes entassées les unes sur les autres.
La nuit précédente, Sofian Al-Khawaja, 29 ans, a été tué par balle alors qu’il circulait en voiture à l’entrée de son village de Nil’In.
Les travailleurs palestiniens qui travaillent en Israël se retrouvent dans l’impossibilité de rentrer chez eux le soir et dépendent du bon vouloir de leur employeur pour espérer un hébergement.

Les colons eux aussi ont passé la vitesse supérieure : des milliers d’arbres arrachés ou tronçonnés ces deniers jours, des tentes plantées dans la vallée du Jourdain, des mobile-homes au sud de Bethléem, sur des terres privées palestiniennes pour accaparer toujours plus de terres. Confinés chez eux, comment les Palestiniens pourront-ils y résister ?

Des décennies d’occupation font que des millions de Palestiniens vivent dans des conditions de surpeuplement et des conditions sanitaires déplorables. Que ce soit dans les camps de réfugiés, dans la Bande de Gaza ou dans les prisons israéliennes, bien plus que d’autres ils sont à la merci de ce virus et sont démunis pour y faire face.

Dans le nouveau contexte de la crise sanitaire, nous devons exiger d’Israël un changement radical de politique et le respect du droit humanitaire : libérer les prisonniers politiques – à commencer par les enfants, les femmes et les malades -, permettre aux populations civiles sous occupation de vivre dans des conditions sanitaires humaines, lever toute restriction à l’entrée de matériel et de personnel médical à Gaza, cesser toute entrave aux soins pour les Palestiniens comme le lui impose la 4ème convention de Genève.

Nous sommes à juste titre mobilisés contre la pandémie dans notre propre pays. Mais cela ne doit pas nous empêcher de voir ce qui se passe en Palestine, où l’arrivée de l’épidémie éclaire d’un jour particulièrement odieux la politique israélienne de domination et d’oppression du peuple palestinien.
Ces exactions doivent cesser et la politique israélienne doit changer radicalement : nous le demandons solennellement et nous demandons au gouvernement français d’agir dans ce sens.

Le Bureau National, 24 mars 2020

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En finir avec l’apartheid israélien !

21 mars : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

Le plan de Donald Trump vise à pérenniser la dépossession du peuple palestinien de sa terre et de ses ressources, et à maintenir dans la durée la domination des Israéliens juifs sur les Palestiniens.
Israël a en effet mis en place et maintenu un régime institutionnalisé de domination raciale et de répression sur le peuple palestinien constituant – selon l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale – un crime d’apartheid.

Ce régime d’apartheid fonctionne par la division géographique et politique du peuple palestinien en catégories juridiques distinctes créées par Israël :

  • les Palestiniens citoyens d’Israël régis par le droit civil israélien,
  • les Palestiniens de Jérusalem régis par la loi israélienne sur la résidence,
  • les Palestiniens vivant dans les camps de réfugiés, les Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza régis par le droit militaire israélien,
  • les réfugiés et les exilés palestiniens vivant en dehors des territoires sous le contrôle de l’État d’Israël à qui la politique d’Israël refuse le retour.

L’accroissement de la fragmentation imaginé par le plan Trump ne ferait que renforcer le régime d’apartheid imposé par Israël.

Pour instaurer et maintenir ce régime de domination sur le peuple palestinien, Israël a promulgué depuis 1948 une série de lois : lois sur la citoyenneté et l’entrée sur le territoire, lois sur le droit à la terre, à la propriété et à l’autodétermination, et en juillet 2018 la loi sur l’État nation du peuple juif.
Toutes ces lois instituent des discriminations raciales entre Palestiniens et Israéliens de « nationalité juive » : sur l’ensemble du territoire contrôlé par Israël, ils n’ont pas les mêmes droits.

  • Les citoyens palestiniens d’Israël sont soumis à des politiques discriminatoires parce que non-juifs.
  • Les Palestiniens de Jérusalem-Est subissent des discriminations dans l’accès à l’éducation, la santé, l’emploi, la résidence et le droit de construction.
  • Les Palestiniens vivant en Cisjordanie sont régis par le droit militaire quand les colons qui y résident sont régis par le droit civil israélien ; ils se voient interdire l’usage de routes réservées aux colons et à l’armée.

Quant aux Palestiniens réfugiés et aux exilés, ils sont interdits de retourner sur leur terre en Israël ou dans le Territoire palestinien occupé alors que toute personne reconnue comme juive par l’État d’Israël, d’où qu’elle vienne, peut s’y installer.

Israël a consolidé ce régime d’apartheid en enracinant la fragmentation du peuple palestinien : restrictions imposées à la liberté de mouvement, de résidence et d’accès à certaines zones du territoire Palestinien (en particulier en entravant l’accès à Jérusalem et à la bande de Gaza), refus du regroupement familial pour les Palestiniens.

Israël a également maintenu son régime d’apartheid par la création d’un environnement coercitif pour réprimer les Palestiniens, les contrôler et ainsi affaiblir leur capacité à contester efficacement le régime.

Pour poursuivre ses objectifs démographiques, Israël a imposé une planification et un zonage discriminatoires en Israël et en territoire palestinien occupé, ce qui a entraîné des démolitions illégales de maisons, des expulsions forcées et des déplacements de populations.

Par ces politiques et ces pratiques, Israël a fait en sorte que les Palestiniens de différentes régions ne puissent pas se rencontrer, se regrouper, vivre ensemble, partager leur culture et exercer leurs droits collectifs, en particulier leur droit à l’autodétermination.

Dans le même temps Israël a développé des discours de haine et d’incitation à la haine raciale. L’impunité dont jouit cet État est également un des facteurs qui contribue au maintien de ce régime d’apartheid.

Les politiques israéliennes ne sont pas des pratiques séparées mais bien un système planifié et institutionnalisé visant à mettre en place un régime de domination et d’oppression systématique des Palestiniens où qu’ils vivent et à maintenir ce système.
Selon le statut de Rome, c’est un crime contre l’humanité et c’est donc bien en tant que tel qu’il doit être combattu.

En cette veille de Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, l’AFPS tient à rappeler que la communauté internationale a pour obligation de ne pas reconnaitre une situation illégale et de ne pas porter aide ou assistance à son maintien.
Elle doit donc condamner le régime d’apartheid israélien et prendre des sanctions contre cet État tant qu’il n’en finira pas avec ce régime d’apartheid. Les citoyens eux, ont pris leurs responsabilités en appelant à la campagne Boycott Désinvestissement Sanction. C’est notre réponse à la politique d’apartheid imposée par l’État d’Israël au peuple palestinien.

Le Bureau National de l’AFPS, 20 mars 2020

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« 42 genoux en un jour » : des tireurs d’élite israéliens relatent la fusillade des manifestants de Gaza

Plus de 200 Palestiniens ont été tués et près de 8 000 ont été blessés au cours de près de deux ans de manifestations hebdomadaires à la frontière Israël/Gaza. Des tireurs d’élite de l’armée israélienne racontent leur histoire

« 42 genoux en un jour » Des tireurs d’élite israéliens relatent la fusillade des manifestants de Gaza

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Plan Trump : des effets déjà dévastateurs sur le terrain

Il y a un mois, Trump dévoilait devant Netanyahou, ravi de ce cadeau électoral, son plan pour la liquidation du peuple palestinien et de ses droits. Un plan condamné unanimement par toutes les composantes politiques et par la société palestinienne, par la Ligue arabe, par l’organisation de la Conférence islamique, et qui a fait l’objet de déclarations encore bien trop timides des États européens.

Un moment tenté de prononcer immédiatement l’annexion à Israël des colonies et de la Vallée du Jourdain, Netanyahou se serait rangé aux demandes des États-Unis d’attendre les élections du 2 mars.

Mais dans les faits, dès l’annonce du plan Trump, sa mise en œuvre a immédiatement démarré sur le terrain avec des effets dévastateurs. Des centaines d’hectares de terres agricoles palestiniennes ont été ravagés par l’armée israélienne pour permettre l’accélération des travaux de construction des routes réservées aux colons. Dans la vallée du Jourdain – destinée à l’annexion – des colons totalement décomplexés imposent leur loi à une population sans défense. Des maisons ont été détruites ainsi que des structures d’irrigation, des écoles. Les villes palestiniennes de Cisjordanie sont investies chaque jour par l’armée israélienne qui n’hésite pas, comme elle l’a fait à Jénine, à tirer mortellement y compris sur un policier palestinien à l’intérieur de son commissariat. Les jeunes sont la cible d’un harcèlement systématique, des femmes quel que soit leur âge sont interpellées, des enfants y compris très jeunes sont blessés ou arrêtés dans des conditions totalement révoltantes.

Des images qui – alors qu’elles ont fait la une en Israël – n’ont pas ému les grands médias européens montrent le nouvel usage que l’armée israélienne fait du bulldozer. Comme à Kafr Qadoum, village résistant de Cisjordanie, où l’on a vu un bulldozer fonçant dans les rues du village, projeter des blocs de rocher sur les personnes présentes, y compris des enfants. Un bulldozer toujours, dans un autre village, pour rapporter le cadavre d’un Palestinien qu’elle avait tué 10 jours plus tôt. Et c’est encore avec un bulldozer que cette armée, qui s’autoproclame l’armée la plus éthique du monde, est venue – comme on se débarrasse de la carcasse d’un animal – s’emparer d’un jeune combattant palestinien de Gaza qui gisait à terre : des faits insupportables et dénués de toute humanité.

Tout cela dans le silence assourdissant d’une communauté internationale qui feint de l’ignorer, à l’exception des condamnations de routine à la suite de l’annonce de milliers de nouvelles constructions destinées à ancrer sur le terrain l’annexion des colonies.

Est-ce que ce sont les liens entre l’armée française et l’armée israélienne, qui ont manœuvré ensemble du 10 au 11 février 2020, qui rend notre gouvernement si frileux ? Combien de temps la France va-t-elle encore collaborer avec une armée qui chaque jour fait preuve de plus de barbarie à l’encontre des Palestiniens ?

Le temps n’est plus à l’attentisme. Cinquante anciens ministres des Affaires étrangères des États de l’Union européenne viennent d’écrire à leurs homologues en exercice pour leur demander d’agir.

L’Association France Palestine solidarité en appelle solennellement au président de la République : « Nous sommes dans une situation nouvelle qui appelle des actes ; la France, avec les États européens qui en ont la volonté, doit prendre des initiatives ; elle doit cesser immédiatement toute coopération militaire avec Israël, et mettre sur la table du Conseil européen la suspension de l’accord d’association de l’Union européenne avec Israël en cas de mise en œuvre du plan d’annexion » a déclaré son président Bertrand Heilbronn.

Le Bureau national de l’AFPS, 28 février 2020

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