POLITIQUE ET SOCIETE PALESTINIENNE: QUEL PRESENT POUR QUEL AVENIR ? Factions, partis, diaspora, organisations….

La situation politique en Palestine est une préoccupation constante pour tous ceux qui soutiennent la cause nationale palestinienne. La division  ancienne du mouvement national palestinien nuit à son action et rend plus difficile le soutien à sa cause. Les accusations de corruption contre l’Autorité Palestinienne contrôlée par le Fatah , ou contre le gouvernement du Hamas à Gaza nuisent à son image. La part prise par l’islamisme politique maintient à l’écart beaucoup de soutiens potentiels.

C’est pourquoi, pour aborder cette question épineuse nous avons choisi d’inviter Julien SALINGUE, un fin connaisseur de la société et de la politique palestinienne.

Conférence, suivie d’un débat :

POLITIQUE ET SOCIETE PALESTINIENNE: QUEL PRESENT POUR QUEL AVENIR ?, factions, partis, diaspora, organisations….

Par Julien SALINGUE

Enseignant à l’Université Paris 10 et docteur en science politique, spécialiste du mouvement national palestinien,auteur de « La Palestine des ONG. Entre résistance et collaboration »( La Fabrique, Paris, 2015), « La Palestine d’Oslo. Anatomie de l’échec du processus de construction étatique palestinien » (Cahiers de l’Iremmo, Paris, 2014), « À la recherche de la Palestine. Au-delà du mirage d’Oslo », préface d’Alain Gresh, Le Cygne, Paris, 2011

Jeudi 14 Mars de 18h30 à 20h30 

à la Maison de l’Université à Mont-Saint -Aignan (Place Emile Blondel – Ligne T1 Arrêt Campus

Invitation 14 Mars 2019

 

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Aux ordres d’Israël, Macron a choisi de diviser la France

Le lamentable discours du président de la République au dîner du CRIF a mis à bas tous les espoirs d’un mouvement authentique et citoyen contre l’antisémitisme, alors même que le président et plusieurs membres du gouvernement avaient, dans la journée de mardi, mis en garde contre la manipulation du concept d’antisionisme.

En reprenant la confusion entre antisionisme et antisémitisme, en annonçant l’adoption de la définition de l’antisémitisme dite « IHRA » [1], promue par l’État d’Israël, en condamnant l’action non violente et citoyenne qui dénonce – par les actions Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) – les crimes de l’État d’Israël, en mettant en cause ainsi celles et ceux qui réclament seulement l’application du Droit International et les résolutions de l’ONU, Emmanuel Macron a fait le choix de l’instrumentalisation et de la division. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cette pseudo définition IHRA qui ne saurait avoir force de loi et qui n’est introduite qu’à des fins de pure propagande.

Nous avons assisté à un revirement spectaculaire en moins de 24 heures qui en dit long sur le pouvoir d’influence du gouvernement israélien et de ses relais en France.

Entre une lutte sincère et unitaire contre toutes les formes de racisme dont l’antisémitisme, et une instrumentalisation au service d’un État criminel, Emmanuel Macron a choisi, en toute connaissance de cause, la deuxième option. C’est une journée noire pour notre République, et une marque indélébile sur le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Soumis à une répression féroce et à un processus continu de dépossession, le peuple palestinien a plus que jamais besoin du soutien du peuple français pour parvenir à faire aboutir ses droits élémentaires : nous le lui apporterons dans la plus grande unité et dans le respect de nos principes qui excluent toute forme de racisme ou d’antisémitisme.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
21 février 2019

[1] Voir le dossier de l’AFPS et lire l’article « Comment Israël manipule la lutte contre l’antisémitisme »

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Antisionisme = antisémitisme ? Un amalgame hypocrite et dangereux

Violences, insultes imbéciles, actes antisémites, l’émotion générale est pour certains une occasion de faire accepter l’amalgame entre critique du sionisme et antisémitisme. Le sionisme est une doctrine politique qui, tout comme le gaullisme, le communisme ou la macronisme, s’expose aux débats et aux critiques. Faire l’amalgame avec une des pires formes du racisme est une hypocrisie qui revient à banaliser l’antisémitisme. Pour comprendre, nous vous proposons de retrouver en libre accès notre émission de l’an dernier avec Dominique VIDAL.

[VIDÉO] Un entretien de Daniel Mermet avec Dominique Vidal à voir en libre accès ici : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/antisionnisme-antisemitisme-un-amalgame-hypocrite-et-dangereux

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Insultes contre Alain Finkielkraut : « Quand on lui dit ‘sale sioniste de merde’, on n’est plus dans la théorie politique »

Insultes contre Alain Finkielkraut : « Quand on lui dit ‘sale sioniste de merde’, on n’est plus dans la théorie politique »

Le journaliste et historien Dominique Vidal, qui collabore au « Monde diplomatique », rappelle que « l’antisémitisme est un délit » tandis que « l’antisionisme est une opinion politique, que chacun est libre d’approuver ou non ». Mais il est estime que les injures proférées contre le philosophe sortent du cadre de la contestation d’une opinion.

Mis à jour le 17/02/2019 | 17:29
« Sale sioniste de merde, tu vas mourir ! », « Retourne dans ton pays ! », « sale race » : ce sont là quelques-unes des insultes qui ont visé, samedi 16 février, le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut lors d’une manifestation des « gilets jaunes » à Paris. La classe politique et de nombreux intellectuels ont vivement condamné cette violence verbale.

Sur Twitter, quelques-uns ont débattu de la différence entre la notion d’antisémitisme et d’antisionisme. Julien Bahloul, ancien journaliste de la chaîne israélienne i24News, s’est ainsi ironiquement réjoui que Benoît Hamon admette que « l’antisionisme est de l’antisémitisme ». Dans son tweet posté quelques heures avant, le leader du mouvement Génération.s avait indiqué condamner « sans aucune réserve ceux qui ont conspué, insulté et traité d’un ‘sale sioniste’ qui voulait dire ‘sale juif' » le philosophe et académicien.

Quelle différence existe-t-il entre les deux termes ? Que recouvrent-ils précisément ? Le journaliste et écrivain Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et auteur de l’essai Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron (éditions Libertalia), note que les deux termes tendent à être confondus, notamment à cause de l’emploi qu’en font Dieudonné et Alain Soral. Il explique à franceinfo qu’il s’agit d’un « passe-passe linguistique » pour leur éviter toute condamnation judiciaire.

Franceinfo : Quelle différence faites-vous entre antisémitisme et antisionisme ?

Dominique Vidal : Il y a une différence radicale. L’antisémitisme est un délit, puni comme tous les racismes par les lois françaises. L’antisionisme est une opinion que chacun est libre d’approuver ou non.

L’antisionisme est une pensée politique et n’a donc rien à voir avec le fait de développer la haine des juifs.Dominique Vidalà franceinfo

Le sionisme date de la fin du XIXe siècle : c’est une pensée politique qui a été imaginée par Theodor Herzl. Il venait de constater les dégâts de l’affaire Dreyfus dans l’opinion française. Il considérait que les juifs ne pouvaient pas s’assimiler dans les pays où ils vivaient et qu’il fallait leur donner un Etat pour qu’ils puissent tous se rassembler.

Emmanuel Macron a affirmé que l’antisionisme était le « nouvel antisémitisme » lors de son discours en 2017 pour les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Êtes-vous d’accord ?

Non, je pense que cette phrase d’Emmanuel Macron, qu’il n’a d’ailleurs jamais répétée, constitue un amalgame entre ces deux concepts qui n’ont pas de lien l’un avec l’autre. Cet amalgame est une erreur historique et une faute politique.

C’est une erreur historique car depuis que Theodor Herzl a développé cette stratégie du sionisme, on peut observer que l’immense majorité des juifs ne l’a pas approuvée. C’était évident entre 1897 et 1939 (quand débute la Seconde Guerre Mondiale) : l’écrasante majorité des juifs était alors hostile à l’idée d’un Etat juif en Palestine. Mais la Shoah a bouleversé leur situation dans le monde. A partir de ce moment-là, il y a eu trois grandes vagues d’émigration des juifs vers la Palestine. Celle des survivants du génocide tout d’abord, la seconde était celle des juifs arabes après la guerre de 1948, et la troisième, celle des juifs soviétiques, dans les années 1990. Ce qui est commun à ces trois vagues de plusieurs millions de personnes est qu’il ne s’agissait pas d’un choix politique sioniste.

Les juifs ont émigré parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix.Dominique Vidalà franceinfo

Les survivants de la Shoah voulaient par exemple aller aux Etats-Unis mais ils n’avaient pas de visas. Pour les juifs de l’Union soviétique, il était souvent impossible de revenir chez eux à cause des pogroms. Et les juifs arabes n’étaient pas bien acceptés en Europe. Tous n’ont eu qu’une seule solution : aller en Palestine et en Israël.

C’est d’autre part une faute politique d’Emmanuel Macron car on ne peut pas réprimer une opinion. Ce serait comme si les communistes demandaient une loi pour réprimer l’anticommunisme ou si les libéraux demandaient une loi pour réprimer l’altermondialisme. On entrerait dans un processus totalitaire où on exigerait que des opposants soient muselés au nom de leur idéologie.

Pour vous, les insultes proférées contre Alain Finkielkraut relèvent-elles de l’antisionisme ou de l’antisémitisme ? 

Aucune insulte n’est antisioniste. L’insulte est forcément antisémite. A partir du moment où il y a un caractère haineux dans les propos, comme c’était le cas des « gilets jaunes » face à Alain Finkielkraut, il s’agit forcément d’un délit, condamnable par la justice. Quand on lui dit « sale sioniste de merde », on n’est plus dans la théorie politique. C’est juste purement raciste.

Est-ce que le fait d’utiliser « sioniste » n’est pas aussi une manière de remplacer le mot « juif » pour échapper à une condamnation en justice ?

Bien sûr. Cette opération de passe-passe linguistique a notamment été utilisée par Dieudonné et Alain Soral. A partir du moment où ils étaient poursuivis en justice pour leur incitation à la haine antisémite, ils ont changé de manière de s’exprimer. « Juif » est devenu « sioniste » et « antisémitisme » est devenu « antisionisme » dans leur discours. Ceux qui s’en sont pris à Alain Finkielkraut ont fait la même opération. Ils méritent d’être condamnés avec la plus grande clarté. Moi qui me suis souvent opposé aux idées d’Alain Finkielkraut, je considère que ce qui est arrivé hier est inacceptable.

Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi un certain nombre de confrères journalistes s’étonnent que dans le mouvement des « gilets jaunes » il puisse y avoir des antisémites. L’extrême droite a fait 33% des voix à l’élection présidentielle de 2017. Ses idées sont prégnantes dans la société française, pas étonnant que le mouvement des « gilets jaunes » n’y échappe pas.

Mais cela ne veut pas dire que tous les « gilets jaunes » sont antisémites : dans leurs manifestations, l’antisémitisme reste un phénomène marginal, même s’il existe.

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Du bon usage de l’antisémitisme en politique – Michel Tubiana Président de la L.D.H.

Il y aurait une certaine incongruité à vouloir légiférer sur l’antisionisme, alors et surtout que personne ne songe à incriminer ceux et celles, en Israël comme en France, y compris dans la représentation nationale, qui contestent le droit des Palestiniens à avoir leur Etat, voire vont jusqu’à nier leur existence !

Bien sûr que les insultes essuyées par Alain Finkielkraut relèvent d’une parole antisémite déguisée. A l’évidence, le mot sionisme n’est ici que le cache sexe de l’antisémitisme. Et rien ne peut relativiser cette réalité. Même pas l’ire réactionnaire d’un académicien qui rêve d’un pays fantasmé et propriété des élites, surtout pas le double discours d’un opposant à la colonisation et au gouvernement actuel d’Israël dont la voix ne se fait entendre que lorsqu’il s’agit de défendre Israël, pas plus lorsqu’il s’agit de pointer les incohérences énervées d’un intellectuel qui en 2002 évoquait le souvenir de « la nuit de Cristal » à propos des actes antisémites en France ou, en 2005, à propos de la révolte des banlieues, les « pogroms antirépublicains », pour finir par exprimer sa peur de « l’immigration de peuplement » et du « grand remplacement ».

Qu’Alain Finkielkraut attire et attise la haine ne saurait justifier ni cette haine, ni sa nature raciste et antisémite. C’est la raison pour laquelle, avant de prendre en considération ce qui peut déplaire dans le personnage, les insultes qu’il a supportées impliquent une condamnation sans réserve car, au-delà de l’individu qu’elles atteignent, il s’agit là d’une agression contre le fondement de tout contrat social.

Est-ce une raison pour faire de ceux et celles qui se proclament antisionistes des délinquants ? C’est pourtant ce que souhaitent, paraît-il, une trentaine de députés se sentant, sans doute, soutenus par un président de la République qui a cru bon d’abonder en ce sens et d’introniser Benjamin Netanyahou comme représentant des juifs du monde entier.

Il est vrai que la Cour de cassation a déjà cru bon d’assimiler l’appel au boycott des produits israéliens à une manifestation d’antisémitisme. On attend avec impatience ce que dira la Cour européenne des droits de l’Homme d’une interprétation si extensive du droit pénal français et si restrictive de la liberté d’expression.

Je ne suis pas de ceux et celles qui délégitiment l’existence de l’Etat d’Israël. On peut gloser à l’infini sur les raisons qui ont amené à sa création, sur la catastrophe qu’a représentée cette création pour les habitants chrétiens et musulmans de la Palestine (sauf à nier l’évidence…), etc. Le débat historique n’a d’intérêt qu’en ce qu’il redresse certains mythes (les Palestiniens n’existent pas et sont partis d’eux-mêmes, il n’y avait pas de juifs en Palestine, par exemple) mais il ne résout en rien la contradiction qui perdure depuis plus de 100 ans et qui s’exprime aujourd’hui autour d’une réalité simple et cruelle : une nation occupante d’une nation occupée et colonisée.

C’est pourquoi, j’ai du mal à m’identifier à un débat qui mêlerait anti ou pro sioniste et pro ou anti Palestinien. La seule question qui vaille c’est celle du droit, du droit d’Israël à exister et du droit du peuple palestinien à avoir son Etat. Or, à ce jour, c’est bien la deuxième partie de la proposition qui est niée : ce n’est pas l’existence d’Israël qui est menacée par les Palestiniens, c’est le droit des palestiniens à exister qui leur est refusé par une puissance occupante qui bénéficie d’appuis qui vont de la caution active, j’évoque ici les USA, à une lâche complicité, j’évoque ici l’Union européenne, y compris la France.

Il y aurait donc une certaine incongruité à vouloir légiférer à ce propos alors et surtout que personne ne songe à incriminer ceux et celles, en Israël comme en France, y compris dans la représentation nationale, qui contestent le droit des Palestiniens à avoir leur Etat voire vont jusqu’à nier leur existence !

Renvoyer le débat politique au juge, en deçà des limites qui mettent en cause les principes essentiels, n’a jamais rien produit d’autres qu’une restriction aux règles démocratiques au mieux et une radicalisation mortifère au pire.

Déjà injustifiable, cette criminalisation du débat autour d’Israël et du sionisme est totalement contreproductive au regard des objectifs que lui assignent ses soutiens.

Dire que l’antisionisme ne recouvre pas, chez certains, une manifestation d’antisémitisme serait scandaleusement stupide. La défense des droits des Palestiniens a servi de cache-sexe à bien des pouvoirs et à bien des manipulations. Des régimes arabes qui mobilisent les foules sur ce thème pour éviter qu’elles se préoccupent de leur propre sort, aux pseudos idéologues en même temps qu’antisémites avérés comme Soral et consorts, les Palestiniens ont subi plus qu’à raison cette instrumentalisation. Qu’il faille lutter contre cela, nul n’en disconvient et le code pénal contient suffisamment de dispositions pour condamner quiconque s’aventure sur ce terrain.

Aller au-delà ne permettra que d’interdire toute critique de la politique des gouvernements israéliens.

C’est bien l’objectif recherché dans la tentative de l’IHRA[1] de faire adopter une définition normative de l’antisémitisme. Outre la pauvreté intellectuelle que recèle le texte proposé, ce sont les exemples, en particulier l’un d’entre eux, qui éclairent l’assimilation des critiques que supportent la politique israélienne à de l’antisémitisme. Cette proposition de définition est, en effet, assortie d’exemples de manifestations d’antisémitisme dont celle-ci : « Appliquer deux poids, deux mesures en imposant à celui-ci [l’Etat d’Israël] un comportement non attendu ni exigé de la part d’un autre pays démocratique. »

On ne peut dire plus clairement que ce qui est ainsi recherché c’est l’absolution et l’impunité de la politique israélienne.

Cette tentative, soutenue par le ban et l’arrière-ban des organisations communautaires juives, comme la volonté de criminaliser le discours antisioniste, ne serviront nullement à combattre l’antisémitisme mais, tout au contraire, à le renforcer. En assimilant une manifestation de racisme intolérable à une critique fût-elle radicale, d’Israël et de sa politique, ce sont tous les juifs qu’on assimile ainsi aux errements de celle-ci et, particulièrement, à ce qu’elle conduit à faire subir au peuple palestinien.

Si l’on voulait tirer un trait d’union entre juifs français ou d’autre nationalités et le discours raciste et les pratiques déshumanisantes des autorités israéliennes, on ne s’y prendrait pas autrement.

C’est le chemin que s’apprêtent à emprunter ceux et celles qui caressent l’idée d’introduire la dimension de l’antisémitisme dans la critique des gouvernements israéliens.

C’est le chemin qu’a déjà emprunté le président de la République en invitant Benjamin Netanyahou à la cérémonie du Vel d’Hiv et en y recourant à ce même syllogisme.

Lequel Netanyahou s’est empressé de remercier Emmanuel Macron en réunissant à Jérusalem ce quarteron de gouvernements autoritaires et plus ou moins antisémites du groupe de Visegrad.

Non, critiquer la politique israélienne, réclamer l’application de sanctions devant le refus permanent des autorités israéliennes de respecter le droit international, exiger que les produits israéliens qui arrivent sur nos tables et dans nos magasins ne soient pas issus des colonies, tenter de faire juger les généraux israéliens coupables de crimes de guerre, dénoncer la discrimination dont sont victimes les hommes et femmes d’Israël qui ne sont pas juifs, tout cela n’a rien à voir avec l’antisémitisme.

Cela concerne l’idée qu’il n’y a qu’une seule humanité soumise aux mêmes règles.

Michel Tubiana, Président d’honneur de la LDH

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« Nous sommes juifs et antisionistes »: l’association juive UJFP condamne la proposition de loi visant à pénaliser l’antisionisme

Des députés de tous bords proposeront, mardi 19 février, une résolution ou une proposition de loi pour que l’antisionisme soit reconnu comme un délit au même titre que l’antisémitisme, selon les informations recueillies par franceinfo lundi 18 février.

Cette proposition intervient alors que le philosophe controversé, Alain Finkielkraut a été taxé de « sale raciste sioniste » et sifflé en marge de la manifestation des gilets jaunes, samedi 16 février.

Mais voila l’association Juive UJfP Union juive française pour la paix n’est pas de cet avis et le fait savoir en publiant un communiqué ce lundi 18 février sur son site internet .

»Nous sommes Juifs, héritiers d’une longue période où la grande majorité des Juifs ont estimé que leur émancipation comme minorité opprimée, passait par l’émancipation de toute l’humanité. »

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Non à la haine, non au racisme, non aux amalgames

Un petit groupe de personnes s’en est pris personnellement à Alain Finkielkraut en marge d’une manifestation à Paris le samedi 16 février. Les vidéos mettent en évidence des propos racistes et d’une extrême violence qu’il appartiendra à la justice de qualifier.

L’Association France Palestine Solidarité condamne ces faits inacceptables, comme elle condamne toute manifestation de haine ainsi que le racisme sous toutes ses formes, notamment l’antisémitisme et le racisme anti-arabe. Elle condamne également les provocations et amalgames et notamment ceux dont Alain Finkielkraut est coutumier.

Tout en rappelant son opposition au sionisme en tant qu’idéologie dont les Palestiniens sont les premières victimes, l’AFPS réfute catégoriquement l’utilisation du terme « sioniste » associé à des propos injurieux visant des personnes. Elle réfute de la même manière tous les amalgames, notamment ceux qui sont portés par le gouvernement israélien et ses soutiens inconditionnels pour tenter de faire taire celles et ceux qui dénoncent ses crimes. Toute tentative d’instrumentalisation des derniers événements pour assimiler l’antisionisme, qui est une opinion politique, à l’antisémitisme qui est un délit, serait une grave atteinte à la liberté d’expression et irait à l’exact opposé d’une lutte sincère contre l’antisémitisme.

Le combat que nous menons pour les droits du peuple palestinien, avec de nombreuses autres organisations de la société civile en France et dans le monde, n’a rien à voir avec ces discours de haine. C’est un combat qui a vocation à nous unir sur les valeurs communes que sont le droit, la justice, la reconnaissance de l’Autre et le refus de la loi du plus fort.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
17 février 2019

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Samidoun appelle à l’action : sauvez la vie de Walid Khaled Sharaf !

Le prisonnier palestinien Walid Khaled Sharaf, 25 ans, de Abu Dis à Jérusalem occupée, souffre de graves maladies à la clinique de la prison de Ramle. Sharif est emprisonné  sans inculpation ni jugement sous le coup de la détention administrative; l’ordre à son encontre a été renouvelé le 4 février pour six autres mois, malgré la détérioration de son état de santé, en se fondant sur de soi-disantes  « preuves secrètes ». Il est emprisonné sans inculpation ni jugement  depuis le 10 juin 2018 et il a passé près de cinq ans dans les prisons israéliennes au cours de multiples périodes de détention.

Sharaf souffre d’affections des reins, du foie et des intestins ainsi que d’une maladie  de peau. Son état de santé s’est considérablement aggravé et il a été transféré de la prison d’Ofer à la clinique de la prison de Ramle, tristement célèbre pour ses négligences et ses mauvais traitements des prisonniers palestiniens malades.

Samidoun, Réseau de Solidarité avec les Prisonniers Palestiniens, insiste sur le fait que l’occupant israélien porte l’entière  responsabilité de la vie et de la santé de Walid Khaled Sharaf, emprisonné sans inculpation ni jugement et faisant face  à de graves problèmes de santé. Les prisonniers palestiniens malades sont confrontés quotidiennement aux mauvais traitements, aux négligences et aux violences perpétrées par le Service des Prisons Israélien et les organismes sécuritaires de l’occupant. 

Sharif est l’un des quelque 500 Palestiniens emprisonnés  sans inculpation ni jugement sous le coup de la détention  administrative.  Ces ordres sont émis pour six mois au plus et sont indéfiniment renouvelables; des Palestiniens ont passé des années à la fois en étant emprisonnés sous le coup de la détention administrative. Cette politique est fréquemment utilisée pour viser des dirigeants étudiants, des animateurs de la société civile et d’autres Palestiniens éminents, tels que des députés au Conseil Législatif Palestinien comme Khalida Jarrar.

Il y a 15 prisonniers palestiniens, à l’état de santé particulièrement grave, détenus  à la clinique de la prison de Ramle, et 140 autres, dans un grave état de santé, qui met leur vie en danger. Vingt et un prisonniers ont le cancer et  trente-quatre ont une forme de grave invalidité  qui les empêche d’effectuer les tâches quotidiennes. Les prisons israéliennes ne sont pas accessibles aux prisonniers handicapés, qui ont besoin de l’aide des autres prisonniers pour les besoins essentiels. Un autre Palestinien emprisonné sans inculpation ni jugement, Moataz Obeidu, a besoin de l’assistance de ses camarades prisonniers pour se déplacer, utilise un anus artificiel et a besoin d’aide pour ses besoins personnels. Bien qu’il ait besoin de soins en-dehors des murs de la prison, il est confronté à une prolongation de quatre mois de sa détention administrative.

Israa Jaabis est l’une des multiples prisonnières souffrant de  graves problèmes de santé. Une bouteille de gaz pour la cuisson qu’elle transportait a pris feu à l’intérieur de sa voiture à un checkpoint israélien, et Jaabis a été forcée de rester dans l’incendie dans sa voiture. Elle a subi des brûlures  sur plus de 60 % du corps, elle a eu huit doigts amputés et a subi de graves lésions aux bras, aux oreilles, au nez et au visage. Elle a besoin d’aide pour des activités quotidiennes essentielles comme manger, aller aux toilettes et changer de vêtement. Malgré son grave état de santé, Jaabis, mère et travailleuse sociale a été condamnées à passer 11 ans dans les prisons israéliennes, où elle a toujours un besoin urgent d’être opérée   et où elle dépend de ses camarades prisonnières pour être aidée.

Samidoun exhorte tous ceux qui dans le monde soutiennent la Palestine à se joindre à l’appel pour libérer Walid Sharaf, et tous les prisonniers malades, des prisons de l’occupant israélien. Leur santé est menacée d’une aggravation supplémentaire et leur vie est en danger en raison des pratiques ininterrompues de l’état israélien. 

Agissez: 

  1. Organisez des initiatives, des actions et des manifestations devant les ambassades et consulats israéliens partout  dans le monde pour mettre en exergue la lutte des prisonniers politiques palestiniens.Manifestez sur les places publiques et dans les autres  espaces publics  en plein air. Faites-nous part de vos initiatives ! Envoyez-nous des messages sur samidoun@samidoun.net.
  2. Faites connaître cet appel à l’action et agissez sur les médias,comme en envoyant des photos avec la photo de Walid Sharaf (ci-dessus) et d’autres prisonniers palestiniens avec des messages de solidarité. Envoyez-nous vos liens, vos déclarations et vos photos ! Envoyez-nous des messages sur samidoun@samidoun.netou envoyez-nous un message sur Facebook.
  3. Incluez Walid Sharaf et les prisonniers palestiniens dans vos initiatives pour la solidarité avec la Palestine, contre le racisme, contre l’impérialisme et pour la justice sociale.Appportez des tracts et des affiches ou communiquez les informations sur les prisonniers en tant que partie de votre programme. Faites-nous savoir ce que vous faites: envoyez-nous un message à  samidoun@samidoun.netou envoyez-nous un message sur Facebook.

4. Boycott, Désinvestissement  et Sanctions. Tenez Israël comme devant rendre des comptes pour ses violations du droit international, par un boycott économique, culturel, universitaire ou par d’autres formes de boycott. N’achetez pas de produits israéliens et faites campagne pour mettre fin aux investissements dans les sociétés qui tirent profit de l’occupation. Renseignez-vous sur bdsmovement.net.

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Colonies israéliennes : TripAdvisor, Airbnb, booking.com et Expedia impliqués, une pétition d’Amnesty International

Les motifs de l’action

Les géants de la réservation en ligne favorisent des violations des droits humains des Palestiniens en présentant plusieurs centaines d’hébergements et d’activités dans les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Enquête.

La politique d’Israël, qui consiste à installer des civils israéliens dans des territoires palestiniens occupés, viole le droit international humanitaire et constitue un crime de guerre.

Malgré cela, ces quatre entreprises continuent de mener des activités dans les colonies, y compris Jérusalem-Est, et tirent profit de cette situation illégale.

Airbnb proposait plus de 300 offres d’hébergement dans des colonies israéliennes.

TripAdvisor, qui est elle aussi basée aux États-Unis, propose plus de 70 activités, excursions, restaurants, cafés, hôtels et locations d’appartements. Booking.com, qui a son siège aux Pays-Bas, propose 45 hôtels et hébergements. Expedia, qui est basée aux États-Unis, propose, quant à elle, neuf fournisseurs d’hébergement, dont quatre grands hôtels.

En novembre 2018, Airbnb s’est engagée à retirer toutes les offres situées dans les colonies en Cisjordanie, à la suite d’investigations menées par Al Jazeera et Human Rights Watch. Cet engagement est toutefois insuffisant car elle ne l’a pas étendu à Jérusalem-Est, qui est également un territoire occupé, où elle propose plus de 100 offres.

Faire l’expérience du crime de guerre

J’ai suivi la formation au maniement des armes antiterroristes. Ça a été la meilleure expérience de mon séjour en Israël !

Avis sur TripAdvisor sur un stand de tir dans une colonie israélienne

Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor proposent toutes des offres pour faire l’« expérience » du camping dans le désert et des locations d’hébergements de vacances gérés par des colons dans la colonie de Kfar Adumim ou à proximité.

Quelque 180 habitants de Khan al Ahmar, un village bédouin, risquent de subir une expulsion forcée à laquelle procédera l’armée israélienne afin de faire de la place pour l’extension illégale de Kfar Adumim et d’autres colonies du secteur.

Un tel transfert forcé de personnes dans un territoire occupé constitue un crime de guerre.

Les autorités israéliennes offrent aux villageois le choix entre deux destinations possibles : un site jouxtant l’ancienne décharge municipale de Jérusalem, non loin du village d’Abou Dis, ou un site à proximité d’une station d’épuration, non loin de la ville de Jéricho.

Le « camping dans le désert en Israël » proposé par Airbnb, Booking.com et Expedia permet aux visiteurs de payer jusqu’à 235 dollars par nuitée, en leur proposant de faire l’expérience de « la quiétude du désert et de [goûter] à la chaleureuse hospitalité israélienne ».

Les offres pour le camping dans le désert concernent des structures situées sur des terres que les Bédouins utilisaient par le passé pour faire de l’élevage.

Avec le développement de Kfar Adumim, de nombreux éleveurs bédouins ont perdu leurs moyens de subsistance et ils dépendent à présent de l’aide humanitaire.

Le comble, c’est que les colons utilisent la culture bédouine pour attirer les touristes.

Tirer profit de violations

Entre février et octobre 2018, nous nous sommes rendus dans quatre villages palestiniens proches de colonies israéliennes, ainsi que dans le quartier de Silwan à Jérusalem-Est et dans une communauté palestinienne d’Hébron. Tous ces endroits sont situés à proximité de lucratives attractions touristiques gérées par des colons.

Outre le fait qu’elles contribuent dans une large mesure à attirer les touristes dans les colonies de peuplement illégales, Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor induisent aussi en erreur leurs clients en s’abstenant d’indiquer systématiquement que les offres concernées sont situées dans des colonies israéliennes.

Les touristes qui viennent ici sont soumis à un lavage de cerveau, on leur ment, ils ne savent pas que ces terres nous appartiennent.

Un paysan palestinien

Les deux villages palestiniens situés près de Shiloh ont perdu plus de 5 500 hectares (55 kilomètres carrés) de terres depuis la fin des années 1990. De nombreuses personnes sont parties, et celles qui restent disent qu’elles sont souvent agressées par des colons armés.

Ces dernières années, le gouvernement israélien a investi de grosses sommes d’argent dans le développement du tourisme dans les colonies. Il utilise le fait de désigner certains lieux en tant que sites touristiques pour justifier l’accaparement de terres et de maisons palestiniennes.

Il construit délibérément des colonies à proximité de sites archéologiques pour souligner les liens historiques du peuple juif avec la région.

Le gouvernement israélien permet aux colons d’exploiter des terres et des ressources naturelles appartenant à des Palestiniens, et les y encourage ; il montre aussi qu’Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor tirent un bénéfice de cette exploitation.

Alors qu’il s’agit de ressources naturelles palestiniennes accaparées illégalement, seuls les colons et les entreprises de tourisme en ligne qui ont des relations commerciales avec eux tirent un bénéfice de ces activités.

Promotion égale complicité

Dans le village de Khirbet Susiya, des Palestiniens vivent dans des abris temporaires parce qu’ils ont subi une expulsion forcée. Ils ont été chassés d’une grande partie de leur territoire pour laisser la place à l’extension de la colonie de Susya.

Susya est bâtie autour des ruines d’un site archéologique qui est présenté par Airbnb et TripAdvisor, avec des photos des endroits que les voyageurs peuvent visiter, notamment ces ruines, une oliveraie, un établissement viticole et un vignoble, ainsi que la grande piscine de la colonie.

Le fait de présenter ces sites à un vaste public à travers le monde favorise les objectifs du gouvernement israélien en ce qui concerne les colonies.

En favorisant l’industrie du tourisme dans les colonies et, en conséquence, l’essor économique des colonies, Airbnb, Booking.com, Expedia et TripAdvisor contribuent au maintien, au développement et à l’extension des colonies de peuplement illégales, et en tirent profit. Ces entreprises tirent donc profit d’actes qui constituent des crimes de guerre.

TripAdvisor doit se retirer des colonies israéliennes !

Ensemble, interpellons Stephen Kaufer, PDG de TripAdvisor, car les colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés ne sont pas des sites touristiques.

Adresse de l’action sur le site d’Amnesty International :

https://www.amnesty.fr/responsabilite-des-entreprises/actualites/colonies-israeliennes–tripadvisor-airbnb-booking.com

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Jérusalem : l’apartheid pour les nuls

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