ACTION URGENTE – Interpellez vos député·e·s pour protéger votre liberté d’expression

Le 3 décembre prochain sera présenté à l’approbation des membres de l’Assemblée Nationale une résolution dont l’objectif final est, sous couvert d’antisémitisme; de faire taire ceux qui s’opposent à la politique d’Israël et défendent les droits nationaux des palestiniens.

Nous vous proposons donc de vous adresser à votre député pour manifester votre opposition à ce projet de résolution qui porte atteinte au principe fondamental de la liberté d’expression en vous rendant sur le site de la Plate-forme des ONG pour la Palestine  :

https://plateforme-palestine.org/ACTION-URGENTE-Interpellez-vos-depute-e-s-pour-proteger-votre-liberte-d

Déclaration de Bertrand Heilbronn, président de l’AFPS

Il est temps de renoncer à la résolution Maillard

Ensemble contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme, refusons toute manipulation.

Après 6 mois de report, une proposition de résolution « pour lutter contre l’antisémitisme » a été mise à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale pour le 3 décembre prochain. Peu différente de celle qui avait déjà été reportée le 29 mai, cette nouvelle « proposition de résolution Maillard » a recueilli un accueil plus que mitigé, y compris dans les rangs de la majorité. Les médias s’en sont fait l’écho.

Comment pourrait-il en être autrement, dès lors que les députés se sont correctement informés de la nature de ce qu’on leur propose ? Comment accepter en effet qu’un sujet qui devrait rassembler, – la lutte contre l’antisémitisme et toutes les autres formes de racisme -, soit manipulé et transformé en sujet de division, pour assurer l’impunité de l’État d’Israël et tenter de faire taire les critiques qui lui sont adressées ? Si la résolution fait autant polémique, c’est en effet parce qu’elle n’est pas ce qu’elle prétend être. La Plateforme des ONG pour la Palestine, forte de ses 39 organisations, en a assuré le décryptage dans une brochure qui a été envoyée à tous les députés.

S’il faut lutter de manière résolue contre l’antisémitisme comme contre toute autre forme de racisme, les voies proposées par la résolution sont pour le moins contestables. En contradiction avec les études publiées sur le sujet, elle fait d’abord de l’antisionisme la cause principale de l’accroissement des signalements d’actes antisémites et une « expression moderne de l’antisémitisme ». C’est oublier un peu vite que l’antisionisme est une opinion politique, longtemps majoritaire dans les communautés juives européennes. Si le terme de « sioniste » peut parfois masquer des expressions antisémites, les tribunaux savent l’apprécier sur la base des lois existantes, et il est objectivement impossible d’aller plus loin sauf à vouloir contrôler les pensées de chaque citoyen !

C’est là qu’intervient la « définition IHRA de l’antisémitisme », dont l’adoption est au cœur de la « résolution Maillard », ainsi que les exemples associés à cette définition, qui ont pour unique objet de faire planer le soupçon d’antisémitisme contre toute critique de l’État d’Israël et de sa politique, alors que celle-ci est largement condamnée par la communauté internationale.

Ces « exemples » n’ont jamais été adoptés par les organismes internationaux, qui en ont très vite compris les dangers. L’assemblée plénière de l’Alliance internationale pour la Mémoire de l’Holocauste, qui a dû adopter cette « définition » en mai 2016, a cependant pris soin d’en exclure les exemples, seulement présentés « à titre d’illustration » et « pouvant aider l’IHRA dans son travail ». La déclaration du Conseil de l’Union européenne du 6 décembre 2018, élaborée sous une pression constante de Benyamin Netanyahou, n’a été adoptée qu’en retirant toute référence aux exemples, comme l’a rappelé officiellement le représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne le 19 décembre 2018.

Nos députés se retrouvent donc avec entre les mains un objet tendancieux et franchement dangereux, promu par les lobbys de l’extrême-droite israélienne, avec des « exemples » problématiques censés faire l’éducation de nos professeurs, de nos magistrats et de nos policiers ! Partout où elle a été adoptée, notamment au Royaume-Uni en décembre 2016, cette « définition IHRA » a été utilisée conformément à sa finalité : non pas pour combattre l’antisémitisme, mais pour intimider et tenter de faire taire toute expression ou action critique vis-à-vis de l’État d’Israël et de sa politique : annulation de débats dans des universités, pressions sur des professeurs d’université et sur des responsables politiques, annulation d’événements comme en août dernier pour un rallye cycliste caritatif dans une commune du Grand Londres.

Devant la décision récente de la Cour de Justice de l’Union européenne, confirmant l’obligation d’un étiquetage conforme des produits issus des colonies israéliennes, les masques tombent : le gouvernement israélien qualifie cette mesure d’antisémite et discriminatoire, et son porte-parole évoque à ce sujet la définition de l’IHRA, alors que Donald Trump affirme que la colonisation de la Cisjordanie n’est pas illégale. Est-ce vraiment l’intention de l’Assemblée nationale d’adresser au gouvernement israélien un nouveau signal d’impunité dans de telles circonstances ?

C’est ici et maintenant qu’il faut marquer un coup d’arrêt. Ici, parce que la France a une longue tradition de lutte inclusive contre toutes les formes de racisme, portée par de grandes associations de la société civile et un organisme consultatif de l’État, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, qui a marqué son opposition constante à l’adoption de cette définition. Ici, aussi, parce que nos député.e.s sauront exercer librement leur mandat, en refusant les injonctions, les pressions ou les propos injurieux.

Maintenant, parce qu’il serait irresponsable de diviser la France sur une cause nationale, en y mêlant les intérêts particuliers d’un État tiers dont les pratiques contraires aux droits humains sont largement condamnées. Il ne devrait pas être question d’instrumentaliser un sujet aussi important que la lutte contre l’antisémitisme pour accorder un supplément d’impunité à l’État d’Israël, qui s’apprête à pousser une loi d’annexion de la Vallée du Jourdain. Ce n’est pas le moment non plus de se lancer dans une concurrence victimaire entre les différentes formes de racisme, qui toutes, doivent être condamnées dans un même élan républicain.

Il est temps, il est grand temps d’abandonner la « proposition de résolution Maillard » et d’arrêter de diviser la France au profit de l’impunité d’un État tiers. Il est temps au contraire de mobiliser notre pays au service des valeurs largement partagées que sont l’égalité, la liberté, la justice, et le refus absolu du racisme sous toutes ses formes.

Paris, le 22 novembre 2019

Bertrand HEILBRONN, Président de l’A.F.P.S.

 

 

 

 

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SOIREE-RENCONTRE AVEC UN REALISATEUR PALESTINIEN DE GAZA

Le mercredi 20 Novembre à 20 H 00, à la Maison des Associations,22 bis rue Dumont D’Urville Rouen droite
Soirée-rencontre avec Iyad Alastall
Jeune réalisateur palestinien de Khan Younes dans le territoire de Gaza. Créateur d’un web site d’information «Gaza stories »,  projet multimédia palestinien, en français et en anglais, qui veut montrer au reste du monde la résilience des Palestiniens de Gaza et comment ils arrivent à vivre au quotidien

Les vidéos  de «Gaza stories» sont autant d’ « instantanés » inattendus dans une bande de Gaza surpeuplée, polluée, assoiffée… où deux millions de personnes sont enfermées depuis 13 ans dans une prison où même le ciel est  contrôlé par Tsahal. Gaza qui manque de tout mais où les gens continuent à vivre, à travailler, à s’éduquer, à donner de la joie aux enfants, à pratiquer du sport, faire de la  sculpture, de la peinture…

Iyad Alastall est également l’auteur de « Razan, une trace du papillon », documentaire consacré à Razan Al-Najjar, jeune infirmière palestinienne de 21 ans, qui a été tuée le 1er juin 2018, lors de la Grande marche du retour, sur la bordure orientale de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza alors qu’elle travaillait comme secouriste.

Les principales réalisations vidéos d’Iyad seront projetées pendant cette soirée  qui se terminera  autour d’un buffet préparé par l ‘AFPS de Rouen .
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Torturé dans les prisons israéliennes, Samer al-Arbeed doit être libéré

Samer al-Arbeed a été arrêté mercredi 25 septembre. Il a été transféré à l’hôpital suite à de graves tortures dont il a été victime pendant son interrogatoire.
L’Association Adameer, association palestinienne de défense des droits des prisonniers politiques, a publié ce 29 septembre, le communiqué suivant.

« Le prisonnier Samer al-Arbeed a été transféré à l’hôpital suite à la torture qu’il a subie lors des interrogatoires.

Selon un avocat d’Adameer, les autorités d’occupation israélienne ont transféré Samir à l’hôpital la nuit dernière après que son état de santé se soit sérieusement détérioré. Samer est inconscient et souffre de multiple fractures.

La vie de Samer est maintenant menacée à cause de la torture subie durant les interrogatoires et l’occupation israélienne en porte l’entière responsabilité.

Addamer appelle à sa libération afin qu’il puisse recevoir les soins adaptés. »

Il est malheureusement un habitué de la détention administrative qu’il a connue à 3 reprises. La première durant 47 mois de janvier 2003 à novembre 2006, la deuxième durant 17 mois de mars 2007 à août 2008 et la troisième, prévue pour 4 mois mais raccourcie à 2 mois, du 23 septembre au 21 novembre 2013. Rappelons que le recours à la détention administrative par Israël est contraire au droit international. Elle maintient en détention sans motif les prisonniers pour des périodes reconductibles à l’infini.

L’AFPS exprime solennellement son indignation devant les pratiques de l’occupant israélien. Israël a pratiqué sur Samer al-Arbeed des méthodes de torture non employées depuis des décennies. Il est arrivé à l’hôpital dans le coma, des fractures sur tout le corps. Un avocat d’Adameer a pu le visiter. Il rapporte que l’état de Samer est extrêmement préoccupant et qu’il n’est pas en état de parler.

Israël doit être condamné clairement pour ces actes de torture et de barbarie.

La communauté internationale, y compris le gouvernement français, doit prendre ses responsabilités et mettre Samer al-Arbeed sous sa protection. Il ne doit pas retourner dans les griffes de ses tortionnaires. L’AFPS demande qu’il doit être libéré sans délai. Les autorités françaises doivent intervenir dans ce sens au plus haut niveau.

Le Bureau national de l’AFPS

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Festival de cinéma « Regards sur la Palestine » : ça commence le vendredi 4 Octobre à 18 H 30 à l’Omnia

Vendredi 4 octobre à 18h30, sur l’esplanade du cinéma  OMNIA, rue de la République inauguration avec intervention d’un danseur palestinien étonnant et un apéro géant.

A 20h un film primé à Cannes 2019 en avant-première : « It must be heaven » d’Amos Gitai, débat avec Samuel Drouaire rédacteur en chef de Télérama sur « la production et la réalisation du cinéma palestinien ».

Suite du programme le  samedi  5 à 10h30 jusqu’à 22h30a vec, en soirée, un débat sur la situation palestinienne lavec Bertrand Badie,  professeur à Sciences Po Paris

Le dimanche 6,  de 10h30 à 12 H 30 : court-métrages

Le programme :

 

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Festival « Regards sur la Palestine » 2019 : dates à retenir

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Action de l’AFPS de Rouen sur les quais de l’Armada le 11 Juin 209

Egalement disponible le compte-rendu de cette action :

ARMADA Action AFPS Rouen Diffusion

 

 

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Non à la proposition de résolution déposée par le député Sylvain Maillard

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Eurovision en Israël : le fiasco d’une propagande grossière, le moment d’ouvrir les yeux

Pour la finale de l’Eurovision, ce samedi 18 mai à Tel-Aviv, tous les rouages seront réglés au millimètre, et les téléspectateurs seront baignés dans un monde virtuel où tout sera parfait.

Mais les organisateurs auront du mal à dissimuler, au-delà du bide financier d’un événement qui ne fait pas recette, le fiasco de cette immense opération de propagande.

Le boycott ? Tout le monde en parle, 150.000 personnes ont signé dans le monde des pétitions, notamment celle des organisations palestiniennes, et des centaines d’artistes du monde entier ont appelé au boycott ou au déplacement de cet événement.

La situation des Palestiniens ? Plus personne n’ignore qu’à 50 km de Tel-Aviv, les Palestiniens de Gaza, enfermés et privés de tout avenir, se font tirer dessus par l’armée israélienne. Le blocus, l’occupation, la colonisation et l’apartheid sont de mieux en mieux connus d’un large public, qui reprend l’affirmation : « Non, je n’irai pas chanter, je n’irai pas m’amuser dans le pays de l’apartheid ».

Nous appelons les téléspectateurs à ouvrir les yeux, et à participer aux événements alternatifs organisés sur les réseaux sociaux :

Nous les appelons aussi à prendre le temps de découvrir les magnifiques vidéos du collectif de photographes israéliens et palestiniens ActiveStills, et de regarder et partager les vidéos de l’AFPS.

Nous appelons les candidats, au premier rang desquels le candidat français Bilal Hassani, à sortir du rôle de composition dans lequel ils se laissent enfermer, à aller se rendre compte, à quelques kilomètres de Tel-Aviv, de la situation des Palestiniens sous occupation en Cisjordanie et à Jérusalem, et à exiger de pouvoir se rendre à Gaza rencontrer leurs homologues palestiniens.

Ils y découvriront ce que vivent les Palestiniens sous l’occupation, la colonisation, le blocus, le régime d’apartheid. Rien ne peut mieux l’expliquer qu’une visite sur place. Ils découvriront également le dynamisme des Palestiniens très actifs dans la création musicale, et comprendront que, suivant les mots du poète palestinien Mahmoud Darwich, ils aiment la vie… quand ils en ont les moyens.

La médiocrité d’un rôle de composition au service de l’occupant, ou la vraie vie de la solidarité et de la découverte de personnes qui subissent l’occupation mais sont si près de nous : il est temps, pour Bilal Hassani comme pour les autres candidats, de faire leur choix en reprenant leur liberté de parole et en se rendant en Palestine.

Le Bureau national de l’AFPS
17 mai 2019

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UE / Israël / Palestine : Quatre questions-clés pour les candidats aux élections européennes

UE / Israël / Palestine : Quatre questions-clés

La Palestine ne doit pas être perdue de vue dans un Moyen-Orient en proie à des troubles importants. La population palestinienne est en attente de changements et l’Union européenne doit montrer la voie vers le respect du droit.

Ces dernières années ont été marquées par une accélération sans précédent de la politique de colonisation israélienne en Palestine.

A Gaza, la situation économique, sociale et humanitaire est alarmante et la répression létale de manifestants non armés continue depuis le 30 mars 2018.
Le caractère d’apartheid conféré au régime israélien s’est renforcé par la construction de nouvelles routes de ségrégation et l’adoption de nouvelles (loi sur l’Etat-Nation adoptée en juillet 2018).

En corrélation avec le durcissement de l’occupation, le climat est de plus en plus hostile pour les défenseurs des droits des Palestiniens, en Palestine, en Israël mais aussi en Europe (attaques, menaces, délégitimation, criminalisation).

Très impliquée financièrement et politiquement, l’Union Européenne ne peut se contenter de dénoncer verbalement les multiples violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme par Israël.

Devant l’absence de plan de paix concret et crédible de la part des Etats-Unis, elle a un rôle clé à jouer et il est dans son intérêt qu’une solution durable et conforme au droit international soit trouvée au Proche-Orient.

En tant que député·e européen·ne, vous aurez un rôle essentiel à jouer en interpellant l’exécutif européen, vous aurez à vous exprimer sur nombre d’initiatives prises par la Commission, en particulier sur toute mesure de renforcement de la coopération avec Israël. Des décisions courageuses doivent être prises pour mettre fin à l’occupation israélienne. C’est pourquoi, en tant qu’association, nous souhaitons connaitre votre position sur quatre points-clés susceptibles de faire évoluer la situation de façon positive.

#01 COLONISATION
Soutiendrez-vous la mise en place de mesures excluant les colonies et les entreprises qui participent à la colonisation et à l’oppression du peuple palestinien de toute relation entre l’UE et Israël ?

#02 SUSPENSION DES ACCORDS D’ASSOCIATION
Comment veillerez-vous à ce que l’UE applique pleinement la clause de conditionnalité garantissant le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire dans tous les accords entre l’UE et Israël ?

#03 BLOCUS DE GAZA
Exigerez-vous la mise en place de mesures pour la levée du blocus de Gaza pour rétablir la continuité territoriale entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et rétablir les droits des habitants de Gaza y compris la libre circulation des personnes et des biens ?

#04 CRIMINALISATION DU MOUVEMENT DE SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE
Défendrez-vous la liberté d’expression sur la question palestinienne et le droit de critiquer les politiques israéliennes contraires au droit international ?

Les réponses sur le site de l’AFPS Nationale

http://www.france-palestine.org/UE-Israel-Palestine-Quatre-questions-cles-pour-les-candidats-aux-elections

 

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71 ans après, la Nakba continue : protection du peuple palestinien !

Le 15 mai est un jour funeste pour les Palestiniens. C’est l’anniversaire de la Nakba : la catastrophe. La création de l’État d’Israël a été accompagnée, tout au long de l’année 1948, par la destruction de plus de 500 villages en Palestine, par des massacres, par des déplacements forcés de population, par l’expulsion de plus de 800 000 Palestiniens de leur terre natale.

La Nakba est un processus de dépossession qui, 71 ans après, se poursuit. Chaque jour, le peuple palestinien – qu’il vive en Israël, en exil ou en territoire occupé – est victime de la politique d’apartheid, d’occupation et de colonisation de l’État d’Israël. Arrestations arbitraires, maisons détruites, populations déplacées, terre confisquée, colonisation galopante, répression sanglante, culture niée et annihilée : c’est la société palestinienne dans toutes ses composantes que l’État d’Israël souhaite voir disparaitre de la carte.

Pour bien l’affirmer, Trump et Netanyahou, qui bafouent en toute impunité le droit international, ont pris en 2018 deux décisions emblématiques : le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, au mépris de toutes les résolutions de l’ONU, et la loi dite « État-nation du peuple juif » qui officialise la politique d’apartheid menée par l’État d’Israël.

Dès le mois de juin prochain, Trump s’apprête à dévoiler ce qu’il appelle le plan du siècle – en fait le plan de l’extinction des droits nationaux du peuple palestinien – et Netanyahou prépare l’annexion d’une importante partie du territoire palestinien occupé.

Qui les arrêtera ?

Le 11 mai a marqué les 70 ans de l’admission à l’ONU de l’État d’Israël. Comment justifier que 70 ans après, l’État de Palestine n’y soit qu’un simple État observateur ? Comment justifier que la France ne l’ait toujours pas reconnu ? Face au déni du droit et à la menace majeure que constituent le plan Trump et les projets d’annexion par Israël, la France ne doit plus tergiverser : elle doit reconnaître immédiatement l’État de Palestine. C’est ce que les militants de l’AFPS ont affirmé ces derniers jours en allant à la rencontre de la population et en s’adressant aux parlementaires pour que le président de la République prenne cette décision forte, décision qui grandira la France et sera suivie par la reconnaissance de la Palestine par plusieurs autres États européens.

Plus de 70 ans après, le processus de dépossession du peuple palestinien est toujours à l’œuvre : il doit cesser ! Netanyahou, fort du soutien indéfectible de Trump, ne s’arrêtera que si la communauté internationale lui dit : STOP !

La communauté internationale – parmi laquelle la France et l’Union européenne – doit faire preuve de responsabilité et apporter concrètement sa protection au peuple palestinien. Cela passe par des sanctions contre Israël tant que cet État ne respectera pas le droit international.

Le Bureau national de l’AFPS
13 mai 2019

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