Campagne Eurovision et soutien à Gaza Rassemblement le 30 Mars Place Saint-Sever à Rouen

Notre action  a permis de recueillir, entre 14 H et 16 H, plus de soixante signatures pour les deux  pétitions proposées aux passants pour l’annulation de l’organisation de l’Eurovision en Israël et pour la levée du blocus de Gaza, soit à peu près une signature par minute !

Au-delà, des échanges riches et intéressants ont pu avoir lieu avec les passants et signataires, témoignant d’une large sympathie à notre cause. Les participants à cette action en ont donc tiré un bilan positif et de l’optimisme. Notre installation  constituée de panneaux consacrés d’une part à la situation de Gaza et d’autre part aux responsabilités de l’Europe a été complétée par une exposition de dessins de Naji Al-Ali, créateur du personnage d’Handala, disposée sur le sol.

Des représentants du Mouvement de la paix, du PCF et d’Ensemble! Insoumis se sont joints à nous.

Texte de la pétition pour que l’ « Eurovision » :ne soit pas organisée à Tel Aviv

« Nous citoyens soutenons la démarche des artistes français qui refusent l’apartheid, et exigeons de France Télévision qu’elle fasse tout pour trouver une autre destination et annonce en tout état de cause ne pas envoyer de candidat français si l’Eurovision devait se dérouler en Israël. »

Texte de la pétition pour la levée du blocus de Gaza

Monsieur le Président de la République,

A Gaza, étroite enclave palestinienne entre la mer Méditerranée, Israël et l’Égypte, vivent enfermés 2 millions d’habitants, dont une majorité de réfugiés Palestiniens chassés de leurs foyers par l’armée israélienne en 1948. Depuis près de 12 ans, le gouvernement israélien punit la population de Gaza, en lui imposant un blocus inhumain et impitoyable.
Ce blocus qui est totalement illégal au regard du droit international a des conséquences désastreuses. Il détruit la société palestinienne de Gaza, ruine son économie, rend tout avenir impossible, pousse sa population au désespoir, et conduit à une séparation inacceptable entre les territoires qui constituent la Palestine occupée.
Aucun prétexte de « sécurité d’Israël » ne peut le justifier. Israël, en tant que puissance occupante, a la responsabilité de la population de Gaza et a le devoir de lui assurer des conditions satisfaisantes de vie.
A l’heure où la commission d’enquête des Droits de l’Homme de l’ONU conclut à une forte probabilité de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité au regard de la répression meurtrière israélienne des Marches du retour, manifestations populaires et pacifiques hebdomadaires à Gaza pour réclamer notamment la fin du blocus, il est urgent d’agir. C’est pourquoi nous vous demandons d’exiger auprès de l’État d’Israël la levée immédiate et sans condition du blocus de Gaza.

TEXTE D’APPEL :

Soutien aux marches du retour et aux palestiniens de Gaza

Il y a un an, les Palestiniens de la bande de Gaza commençaient les « marches du retour », manifestations massives et pacifiques le long des grillages qui enferment Gaza dans une véritable prison de 365km² pour plus de 2 millions d’habitants.
Toute la nuit du vendredi 15 mars, l’aviation israélienne a bombardé la bande de Gaza.

Chaque vendredi, les palestiniens de Gaza manifestent et chaque vendredi les snipers israéliens, bien à l’abri derrière leurs buttes de terre, visent des manifestants, choisissant dans leur lunette de viser plus particulièrement des jeunes, mais aussi des journalistes et des personnels médicaux.
L’utilisation de munitions spéciales a entraîné l’amputation dans de nombreux cas, prouvant la volonté délibérée de faire des handicapés.

Selon la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, la réponse d’Israël à ces manifestations « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».
Nous n’oublions pas, nous ne nous habituons pas !

Nous exigeons de notre gouvernement qu’il mette les Palestiniens sous protection.
Nous exigeons que le blocus de Gaza soit levé, que cesse l’impunité totale dont jouit Israël et que la France mette en place des sanctions.
Chaque réfugié, chaque exilé doit pouvoir bénéficier du « droit au retour ».
Nous exigeons que cesse toute coopération militaire et sécuritaire avec Israël, en particulier la fin de tout commerce de composants servant à fabriquer des armes utilisées contre des civils.
Nous exigeons la reconnaissance de l’État de Palestine tant par la France que par l’Union Européenne.

ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITE ROUEN

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«Projection du film « Speed sisters » d’Amber Fares au centre Jean Prévost à Saint-Etienne du Rouvray le 13 Mars co-organisée avec l’ASPIC

Une présentation brève du film a été faite au sujet de la réalisatrice et photographe libano-canadienne, Amber FARES, qui a travaillé pour les Nations Unies. Elle dresse des portraits très attachants de 5 femmes pratiquant la course automobile au sein de l’équipe Nationale des rallyes de Cisjordanie, elle filme la vie des Palestiniens sous l’occupation, elle montre une vision positive de la femme arabe, non soumise, déterminée, indépendante, croyante mais libre.
Une trentaine de spectateurs, en majorité des femmes originaires du Maghreb et musulmanes, ont regardé avec intérêt ce film-documentaire qui a été très bien accueilli et les commentaires faits par les spectatrices qui ont suivi, ont été très élogieux vis-à-vis des 5 « héroïnes » jugées courageuses, ambitieuses et tenaces. Quelques explications géo-politiques ont dû être fournies au sujet du check-point, de l’encerclement de certaines villes palestiniennes par de grands murs, et de la ville de RAMALLAH très européenne d’où étaient originaires 3 des femmes sur 5, conditionnant ainsi leurs libres déplacements.
L’exigence d’égalité et de liberté qu’expriment ces femmes, ne les a pas choquées, pas plus que l’absence de voile sur le visage des conductrices, par contre elles ont aussi bien remarqué l’origine sociale privilégiée des participantes, illustration de la diversité de la société palestinienne.
Cette projection faisait suite, au même endroit, à celle du film « On récolte ce que l’on sème » , d’Alaa Ashkar, documentaire sur la mémoire du peuple palestinien en Mars 2018, ainsi qu’à une rencontre avec Amal Daoud une palestinienne chrétienne qui mène un combat et long et difficile pour conserver la propriété de sa ferme près de Bethléem, à Tent of Nations.
Il s’agit pour nous d’enrichir la perception de la question palestinienne auprès d’un public généralement acquis à cette cause.
Un buffet a réuni tout le monde après le film et les discussions ont continué…

 

 

 

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Netanyahou, avec Trump, pour le pire : la France et l’Europe au pied du mur

Les résultats des élections israéliennes vont ce matin dans le sens d’un nouveau mandat pour Benyamin Netanyahou.

Même si une autre issue aurait pu au moins entrouvrir l’horizon, il convient de noter qu’aucun des grands partis ne s’est positionné dans une perspective de paix entre Israéliens et Palestiniens : 71 ans après le massacre de Deir Yassin (un autre 9 avril), la société israélienne, dans sa grande majorité, détourne le regard et se révèle incapable d’affronter ses responsabilités historiques.

Massivement soutenu par Trump et par tout ce que la planète compte d’extrême-droite, Netanyahou avait clairement affiché la couleur sur son projet politique : disparition de tout espoir de création d’un État palestinien, annexion d’une grande partie de la Cisjordanie, maintien de la division politique entre ce qui resterait de la Cisjordanie et la Bande de Gaza, déni complet du droit au retour des réfugiés palestiniens et renforcement de l’apartheid.

Si l’on y ajoute la perspective de publication du « plan de paix » de Trump qui ira évidemment dans le même sens, la menace est immense pour le peuple palestinien, et plus largement pour la paix dans cette région du monde.

Cela fait longtemps que les mots ne suffisent plus, mais cette fois la France, les États européens soucieux d’un minimum de droit, et l’Union européenne elle-même sont au pied du mur. Il est grand temps de réaffirmer la primauté du droit sur la force en reconnaissant enfin l’État de Palestine, dans ses frontières d’avant 1967 avec Jérusalem Est pour capitale. Il est grand temps de rappeler aussi que l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël n’a plus de sens si cet État viole systématiquement le droit international et le droit humanitaire.

Ce n’est pas seulement l’avenir du peuple palestinien qui est en jeu, c’est celui d’un monde où l’on pourra encore défendre le droit contre la force brute et la loi de la jungle.

Le Bureau national de l’AFPS, 10 avril 2019

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COMMUNIQUE ANRTIRACISME, DISCRIMINATIONS ET ANTISIONISME

 

 COMMUNIQUE :

ANTI RACISME, LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS : PAS DE HIERARCHISATION

REFUSER LES CONFUSIONS ET LES MANIPULATIONS

Le regain de l’antisémitisme tel qu’il a pu être constaté en 2018 et s’est brutalement manifesté au début de l’année a donné lieu à de multiples et rapides condamnations venant d’horizons différents et à de larges appels à des rassemblements publics.

Si aucun acte de la gravité de l’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande n’a encore été commis, fort heureusement, contre la communauté musulmane de France, des prémisses d’actions violentes ont pu être déjouées par la police. Les agressions contre les femmes portant le voile ou des manifestions d’hostilité contre les mosquées se développent ainsi qu’un climat général de défiance à l’égard des musulmans de France.

Les réactions officielles et politiques ne sont pas, et de loin, du même niveau. Différents appels circulent actuellement, séparant mobilisation contre l’antisémitisme ou l’islamophobie, ou privilégiant l’un au détriment de l’autre, ce qui est regrettable.

L’AFPS de Rouen rappelle que la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie et contre toutes les discriminations doit se faire de façon égale sans en privilégier aucune.

Par ailleurs, alors que l’actualité des actes antisémites fait ressortir le regain d’activité de l’extrême-droite dans le pays, qu’il s’agisse des dégradations commises dans des cimetières juifs ou des expressions d’antisémitisme à l’intérieur du mouvement des gilets jaunes, le gouvernement choisit   de répondre aux exigences du CRIF en prévoyant d’introduire dans le droit français une définition de l’antisémitisme qui l’ assimile à l’antisionisme.

Que l’antisionisme puisse être  utilisé par certains au profit d’un antisémitisme réel, cela ne peut être nié mais cela peut-être combattu avec les moyens juridiques existants sans que l’adjonction d’une nouvelle définition de l’antisémitisme ouvre la porte à la condamnation de toute critique d’Israël et à l’opposition à sa politique.

C’est pourquoi l’AFPS condamne également ce projet d’intégration de la définition de l’IRHA dans une nouvelle définition de l’antisémitisme.

Le 25 Mars 2019

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L’AFPS de Rouen s’adresse aux candidats aux élections européennes et leur pose quelques questions

Madame, Monsieur,

 

Vous avez choisi d’être candidat.e aux élections européennes de 2019 et l’Association France Palestine Solidarité attire votre attention sur les relations UE / Palestine / Israël.

 

La Palestine ne doit pas être perdue de vue dans un Moyen-Orient en proie à des troubles importants. La population palestinienne est en attente de changements et l’Union européenne doit montrer la voie vers le respect du droit.

 Ces dernières années ont été marquées par une accélération sans précédent de la politique de colonisation israélienne en Palestine.

 A Gaza, la situation économique, sociale et humanitaire est alarmante et la répression létale de manifestants non armés continue depuis le 30 mars 2018.

 Le caractère d’apartheid conféré au régime israélien s’est renforcé par la construction de nouvelles routes de ségrégation et l’adoption de nouvelles (loi sur l’État-nation adoptée en juillet 2018).

 En corrélation avec le durcissement de l’occupation, le climat est de plus en plus hostile pour les défenseurs des droits des Palestiniens, en Palestine, en Israël mais aussi en Europe (attaques, menaces, délégitimation, criminalisation).

 

Très impliquée financièrement et politiquement, l’Union Européenne ne peut se contenter de dénoncer verbalement les multiples violations du droit international humanitaire et des droits de l’Homme par Israël. Devant l’absence de plan de paix concret et crédible de la part des États-Unis, elle a un rôle clé à jouer et il est dans son intérêt qu’une solution durable et conforme au droit international soit trouvée au Proche-Orient.

 

En tant que député·e européen·ne, vous aurez un rôle essentiel à jouer en interpellant l’exécutif européen, vous aurez à vous exprimer sur nombre d’initiatives prises par la Commission, en particulier sur toute mesure de renforcement de la coopération avec Israël. Des décisions courageuses doivent être prises pour mettre fin à l’occupation israélienne.

 

C’est pourquoi, en tant qu’association, nous souhaitons connaître votre position sur quatre points-clés susceptibles de faire évoluer la situation de façon positive. Nous nous tenons à votre disposition pour un rendez-vous.

Cordialement

Questions aux candidat.e.s aux élections européennes de mai 2019

 

#01 COLONISATION

Soutiendrez-vous la mise en place de mesures excluant les colonies, et les entreprises qui participent à la colonisation et à l’oppression du peuple palestinien, de toute relation entre l’UE et Israël ?

 

#02 SUSPENSION DES ACCORDS D’ASSOCIATION

Comment veillerez-vous à ce que l’UE applique pleinement la clause de conditionnalité garantissant le respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire dans tous les accords entre l’UE et Israël ?

 

#03 BLOCUS DE GAZA

Exigerez-vous la mise en place de mesures permettant la levée du blocus de Gaza pour rétablir la continuité territoriale entre la bande de Gaza et la Cisjordanie et rétablir les droits des habitants de Gaza y compris la libre circulation des personnes et des biens ?

 

#04 CRIMINALISATION DU MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE

Défendrez-vous la liberté d’expression sur la question palestinienne et le droit de critiquer les politiques israéliennes contraires au droit international ?

 

 

L’AFPS est membre de la plateforme. Ce questionnaire a été rédigé par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, un réseau de 39 associations françaises œuvrant pour le respect du droit en Palestine, par la sensibilisation du grand public, le plaidoyer auprès des institutions et l’éducation à la solidarité avec le peuple palestinien.  Contact : contact@plateforme-palestine.org

 

Membres : Amani, Artisans du Monde, AURDIP, AFPS, AJPF, Cedetim, CEMEA, Cimade, CICUP, CCFD-Terre Solidaire, Comité Palestine Israël 44-49, Comité Gaza Jérusalem Méditerranée, CVPR-PO, Enfants Réseau Monde/Services, FSGT, LDH, LIFPL-section française, MRAP, Mouvement de la Paix, MIR, MAN, Pax Christi France, Secours Catholique-Caritas France, SIDI, Soutien Humani’Terre, UJFP. Observateurs : Agir ensemble pour les droits de l’Homme, Amnesty International France, Association Pour Jérusalem, Chrétiens de la Méditerranée, CRID, Collectif judéo-arabe et citoyen pour la Palestine, Francas, GAIC, Humanité & Inclusion, Médecins du Monde, Palmed France, PUI, Ritimo.

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Soutien aux marches du retour et aux palestiniens de Gaza

SAMEDI 30 MARS  –  13H30  –  SAINT SEVER  –  Côté église

Soutien aux marches du retour et aux palestiniens de Gaza

Il y a un an, les Palestiniens de la bande de Gaza commençaient les « marches du retour », manifestations massives et pacifiques le long des grillages qui enferment Gaza dans une véritable prison de 365km² pour plus de 2 millions d’habitants.
Toute la nuit du vendredi 15 mars, l’aviation israélienne a bombardé la bande de Gaza.

Chaque vendredi, les palestiniens de Gaza manifestent et chaque vendredi les snipers israéliens, bien à l’abri derrière leurs buttes de terre, visent des manifestants, choisissant dans leur lunette de viser plus particulièrement des jeunes, mais aussi des journalistes et des personnels médicaux.
L’utilisation de munitions spéciales a entraîné l’amputation dans de nombreux cas, prouvant la volonté délibérée de faire des handicapés.

Selon la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, la réponse d’Israël à ces manifestations « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».
Nous n’oublions pas, nous ne nous habituons pas !

Nous exigeons de notre gouvernement qu’il mette les Palestiniens sous protection.
Nous exigeons que le blocus de Gaza soit levé, que cesse l’impunité totale dont jouit Israël et que la France mette en place des sanctions.
Chaque réfugié, chaque exilé doit pouvoir bénéficier du « droit au retour ».
Nous exigeons que cesse toute coopération militaire et sécuritaire avec Israël, en particulier la fin de tout commerce de composants servant à fabriquer des armes utilisées contre des civils.
Nous exigeons la reconnaissance de l’État de Palestine tant par la France que par l’Union Européenne.

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POLITIQUE ET SOCIETE PALESTINIENNE: QUEL PRESENT POUR QUEL AVENIR ? Factions, partis, diaspora, organisations….

La situation politique en Palestine est une préoccupation constante pour tous ceux qui soutiennent la cause nationale palestinienne. La division  ancienne du mouvement national palestinien nuit à son action et rend plus difficile le soutien à sa cause. Les accusations de corruption contre l’Autorité Palestinienne contrôlée par le Fatah , ou contre le gouvernement du Hamas à Gaza nuisent à son image. La part prise par l’islamisme politique maintient à l’écart beaucoup de soutiens potentiels.

C’est pourquoi, pour aborder cette question épineuse nous avons choisi d’inviter Julien SALINGUE, un fin connaisseur de la société et de la politique palestinienne.

Conférence, suivie d’un débat :

POLITIQUE ET SOCIETE PALESTINIENNE: QUEL PRESENT POUR QUEL AVENIR ?, factions, partis, diaspora, organisations….

Par Julien SALINGUE

Enseignant à l’Université Paris 10 et docteur en science politique, spécialiste du mouvement national palestinien,auteur de « La Palestine des ONG. Entre résistance et collaboration »( La Fabrique, Paris, 2015), « La Palestine d’Oslo. Anatomie de l’échec du processus de construction étatique palestinien » (Cahiers de l’Iremmo, Paris, 2014), « À la recherche de la Palestine. Au-delà du mirage d’Oslo », préface d’Alain Gresh, Le Cygne, Paris, 2011

Jeudi 14 Mars de 18h30 à 20h30 

à la Maison de l’Université à Mont-Saint -Aignan (Place Emile Blondel – Ligne T1 Arrêt Campus

Invitation 14 Mars 2019

 

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Aux ordres d’Israël, Macron a choisi de diviser la France

Le lamentable discours du président de la République au dîner du CRIF a mis à bas tous les espoirs d’un mouvement authentique et citoyen contre l’antisémitisme, alors même que le président et plusieurs membres du gouvernement avaient, dans la journée de mardi, mis en garde contre la manipulation du concept d’antisionisme.

En reprenant la confusion entre antisionisme et antisémitisme, en annonçant l’adoption de la définition de l’antisémitisme dite « IHRA » [1], promue par l’État d’Israël, en condamnant l’action non violente et citoyenne qui dénonce – par les actions Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS) – les crimes de l’État d’Israël, en mettant en cause ainsi celles et ceux qui réclament seulement l’application du Droit International et les résolutions de l’ONU, Emmanuel Macron a fait le choix de l’instrumentalisation et de la division. Nous ne nous laisserons pas impressionner par cette pseudo définition IHRA qui ne saurait avoir force de loi et qui n’est introduite qu’à des fins de pure propagande.

Nous avons assisté à un revirement spectaculaire en moins de 24 heures qui en dit long sur le pouvoir d’influence du gouvernement israélien et de ses relais en France.

Entre une lutte sincère et unitaire contre toutes les formes de racisme dont l’antisémitisme, et une instrumentalisation au service d’un État criminel, Emmanuel Macron a choisi, en toute connaissance de cause, la deuxième option. C’est une journée noire pour notre République, et une marque indélébile sur le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Soumis à une répression féroce et à un processus continu de dépossession, le peuple palestinien a plus que jamais besoin du soutien du peuple français pour parvenir à faire aboutir ses droits élémentaires : nous le lui apporterons dans la plus grande unité et dans le respect de nos principes qui excluent toute forme de racisme ou d’antisémitisme.

Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
21 février 2019

[1] Voir le dossier de l’AFPS et lire l’article « Comment Israël manipule la lutte contre l’antisémitisme »

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Antisionisme = antisémitisme ? Un amalgame hypocrite et dangereux

Violences, insultes imbéciles, actes antisémites, l’émotion générale est pour certains une occasion de faire accepter l’amalgame entre critique du sionisme et antisémitisme. Le sionisme est une doctrine politique qui, tout comme le gaullisme, le communisme ou la macronisme, s’expose aux débats et aux critiques. Faire l’amalgame avec une des pires formes du racisme est une hypocrisie qui revient à banaliser l’antisémitisme. Pour comprendre, nous vous proposons de retrouver en libre accès notre émission de l’an dernier avec Dominique VIDAL.

[VIDÉO] Un entretien de Daniel Mermet avec Dominique Vidal à voir en libre accès ici : la-bas.org/la-bas-magazine/entretiens/antisionnisme-antisemitisme-un-amalgame-hypocrite-et-dangereux

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Insultes contre Alain Finkielkraut : « Quand on lui dit ‘sale sioniste de merde’, on n’est plus dans la théorie politique »

Insultes contre Alain Finkielkraut : « Quand on lui dit ‘sale sioniste de merde’, on n’est plus dans la théorie politique »

Le journaliste et historien Dominique Vidal, qui collabore au « Monde diplomatique », rappelle que « l’antisémitisme est un délit » tandis que « l’antisionisme est une opinion politique, que chacun est libre d’approuver ou non ». Mais il est estime que les injures proférées contre le philosophe sortent du cadre de la contestation d’une opinion.

Mis à jour le 17/02/2019 | 17:29
« Sale sioniste de merde, tu vas mourir ! », « Retourne dans ton pays ! », « sale race » : ce sont là quelques-unes des insultes qui ont visé, samedi 16 février, le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut lors d’une manifestation des « gilets jaunes » à Paris. La classe politique et de nombreux intellectuels ont vivement condamné cette violence verbale.

Sur Twitter, quelques-uns ont débattu de la différence entre la notion d’antisémitisme et d’antisionisme. Julien Bahloul, ancien journaliste de la chaîne israélienne i24News, s’est ainsi ironiquement réjoui que Benoît Hamon admette que « l’antisionisme est de l’antisémitisme ». Dans son tweet posté quelques heures avant, le leader du mouvement Génération.s avait indiqué condamner « sans aucune réserve ceux qui ont conspué, insulté et traité d’un ‘sale sioniste’ qui voulait dire ‘sale juif' » le philosophe et académicien.

Quelle différence existe-t-il entre les deux termes ? Que recouvrent-ils précisément ? Le journaliste et écrivain Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et auteur de l’essai Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron (éditions Libertalia), note que les deux termes tendent à être confondus, notamment à cause de l’emploi qu’en font Dieudonné et Alain Soral. Il explique à franceinfo qu’il s’agit d’un « passe-passe linguistique » pour leur éviter toute condamnation judiciaire.

Franceinfo : Quelle différence faites-vous entre antisémitisme et antisionisme ?

Dominique Vidal : Il y a une différence radicale. L’antisémitisme est un délit, puni comme tous les racismes par les lois françaises. L’antisionisme est une opinion que chacun est libre d’approuver ou non.

L’antisionisme est une pensée politique et n’a donc rien à voir avec le fait de développer la haine des juifs.Dominique Vidalà franceinfo

Le sionisme date de la fin du XIXe siècle : c’est une pensée politique qui a été imaginée par Theodor Herzl. Il venait de constater les dégâts de l’affaire Dreyfus dans l’opinion française. Il considérait que les juifs ne pouvaient pas s’assimiler dans les pays où ils vivaient et qu’il fallait leur donner un Etat pour qu’ils puissent tous se rassembler.

Emmanuel Macron a affirmé que l’antisionisme était le « nouvel antisémitisme » lors de son discours en 2017 pour les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Êtes-vous d’accord ?

Non, je pense que cette phrase d’Emmanuel Macron, qu’il n’a d’ailleurs jamais répétée, constitue un amalgame entre ces deux concepts qui n’ont pas de lien l’un avec l’autre. Cet amalgame est une erreur historique et une faute politique.

C’est une erreur historique car depuis que Theodor Herzl a développé cette stratégie du sionisme, on peut observer que l’immense majorité des juifs ne l’a pas approuvée. C’était évident entre 1897 et 1939 (quand débute la Seconde Guerre Mondiale) : l’écrasante majorité des juifs était alors hostile à l’idée d’un Etat juif en Palestine. Mais la Shoah a bouleversé leur situation dans le monde. A partir de ce moment-là, il y a eu trois grandes vagues d’émigration des juifs vers la Palestine. Celle des survivants du génocide tout d’abord, la seconde était celle des juifs arabes après la guerre de 1948, et la troisième, celle des juifs soviétiques, dans les années 1990. Ce qui est commun à ces trois vagues de plusieurs millions de personnes est qu’il ne s’agissait pas d’un choix politique sioniste.

Les juifs ont émigré parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix.Dominique Vidalà franceinfo

Les survivants de la Shoah voulaient par exemple aller aux Etats-Unis mais ils n’avaient pas de visas. Pour les juifs de l’Union soviétique, il était souvent impossible de revenir chez eux à cause des pogroms. Et les juifs arabes n’étaient pas bien acceptés en Europe. Tous n’ont eu qu’une seule solution : aller en Palestine et en Israël.

C’est d’autre part une faute politique d’Emmanuel Macron car on ne peut pas réprimer une opinion. Ce serait comme si les communistes demandaient une loi pour réprimer l’anticommunisme ou si les libéraux demandaient une loi pour réprimer l’altermondialisme. On entrerait dans un processus totalitaire où on exigerait que des opposants soient muselés au nom de leur idéologie.

Pour vous, les insultes proférées contre Alain Finkielkraut relèvent-elles de l’antisionisme ou de l’antisémitisme ? 

Aucune insulte n’est antisioniste. L’insulte est forcément antisémite. A partir du moment où il y a un caractère haineux dans les propos, comme c’était le cas des « gilets jaunes » face à Alain Finkielkraut, il s’agit forcément d’un délit, condamnable par la justice. Quand on lui dit « sale sioniste de merde », on n’est plus dans la théorie politique. C’est juste purement raciste.

Est-ce que le fait d’utiliser « sioniste » n’est pas aussi une manière de remplacer le mot « juif » pour échapper à une condamnation en justice ?

Bien sûr. Cette opération de passe-passe linguistique a notamment été utilisée par Dieudonné et Alain Soral. A partir du moment où ils étaient poursuivis en justice pour leur incitation à la haine antisémite, ils ont changé de manière de s’exprimer. « Juif » est devenu « sioniste » et « antisémitisme » est devenu « antisionisme » dans leur discours. Ceux qui s’en sont pris à Alain Finkielkraut ont fait la même opération. Ils méritent d’être condamnés avec la plus grande clarté. Moi qui me suis souvent opposé aux idées d’Alain Finkielkraut, je considère que ce qui est arrivé hier est inacceptable.

Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi un certain nombre de confrères journalistes s’étonnent que dans le mouvement des « gilets jaunes » il puisse y avoir des antisémites. L’extrême droite a fait 33% des voix à l’élection présidentielle de 2017. Ses idées sont prégnantes dans la société française, pas étonnant que le mouvement des « gilets jaunes » n’y échappe pas.

Mais cela ne veut pas dire que tous les « gilets jaunes » sont antisémites : dans leurs manifestations, l’antisémitisme reste un phénomène marginal, même s’il existe.

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