Aujourd’hui vers 7h du matin, l’armée israélienne a commencé l’interception de la flottille dans les eaux internationales à 460km de Gaza. 

25 bateaux ont été arraisonnés pour le moment, à bord desquels se trouvaient de nombreuses personnes de nationalités différentes, dont 10 ressortissant.es français.es. Les navigants et navigantes ont été emmenés sur un bateau prison, et nous n’avons aucune nouvelle d’eux depuis leur interception à l’heure où je vous parle.

L’armée a notamment brouillé le canal de secours, en violation de : 

– La Convention internationale sur la recherche et le sauvetage maritimes 

– La Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer 

– La convention des nations unies sur le droit de la mer (CNUDM)

Nous venons une fois de plus d’assister à l’ampleur d’une armée impunie depuis de trop nombreuses années, une armée qui propage la haine, une armée qui interceptent des civils innocents dans le seul but de réprimer, de terroriser, et d’agresser ceux qui veulent résister. 

Mais nous ne reculerons pas. Nous ne laisserons plus le peuple palestinien continuer de mourir. Nous ne resterons pas muets face aux bombardements qui perdurent, face aux agressions qui se multiplient, face aux nombres de morts qui ne cessent d’augmenter. 

Car je le rappelle une fois de plus : il n’y a pas de cessez-le-feu a Gaza ! Plus de 800 morts depuis octobre 2025. Et qui arrêtera le massacre du peuple palestinien si ce n’est pas nous peuple libre ? Si ce n’est pas nous qui refusons de rester passif face au nettoyage ethnique qui perdurent depuis presque 80 ans. 

A l’heure où je vous parle les camarades de la flottille qui n’ont pas été interceptés continuent leur route vers Gaza. 

Le convoi terrestre est arrivé ce matin  à Syrte où le Croissant rouge Lybien leur a demandé de remettre leur cargaison au Croissant rouge égyptien. Mais le convoi a refusé, car nous savons ce que deviendrait l’aide humanitaire apportée : elle serait contrôlée, car Israel avec la complicité des gouvernements, affame délibérément Gaza.

Ils résistent, en mer, à terre, déterminés à soutenir le peuple palestinien. Alors prenons exemple sur eux, car nous le savons nos gouvernements ne feront rien. Lors de la dernière interception, nous avons exigé des bateaux pour escorter la flottille jusqu’à Gaza. 

Nous avons exigé la cessation des accords Israelo-Européen, au total plus d’1 millions de signataire, mais à l’heure actuelle, aucune mesure n’a été prise. 

Si les Etats faisaient leur travail et agissaient conformément aux normes les plus fondamentales du droit international, il n’y aurait pas besoin d’organiser ni flottille, ni convoi.

Nos camarades de la flottille ont mis leurs vies en jeu car ils.elles veulent que cesse le génocide. Le blocus illégal de Gaza par les israéliens est l’une des pierres angulaires de cette opération de destruction massive d’un peuple qui se déroule sous nos yeux depuis plus de deux ans et demi.

Aujourd’hui, nous exigeons la libération immédiate de tous les navigants kidnappés illégalement par Israel. Nous exigeons le soutien inconditionnel du gouvernement et des représentants aux ressortissants français kidnappés par Israel lors de cette nouvelle opération de piraterie en Mer Méditerranée, ainsi qu’à tou.te.s les navigants d’autres nationalités. 

Au delà, nous exigeons que les autorités françaises agissent immédiatement pour que les plus de 10 000 prisonniers palestiniens détenus dans les pires conditions par les Israéliens soient libérés immédiatement et pour que l’état colonial d’Israel se retirent de l’intégralité des territoires occupés comme le requiert le droit international.

Nous exigeons que les autorités française agissent enfin et cessent de se comporter comme si les Israéliens avaient droit de vie et de mort sur les Palestiniens et sur celles et ceux qui s’opposent à ces horreurs.

Alors vous, qui écoutez, interpellez le gouvernement, relayez les informations sur les réseaux, taguez Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, Jean Noël Barrot : ils nous mettent la pression pour nous faire taire, alors mettons leur la pression pour les obliger à agir !